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par Claude TRAN mardi 15 novembre 2011 - 5 réactions |

L’ENT aquitain sera un outil au service de la pédagogie

Après avoir validé les travaux de la société KLEE prestataire du Marché d’Assistance de Maîtrise d’ouvrage en charge depuis avril 2011 d’aider la Direction de l’Éducation du Conseil Régional d’Aquitaine à rédiger le cahier des charges de conception, de déploiement et d’évolution du futur ENT Aquitain, la Région a publié cet appel d’offre il y a quelques jours .

 

Il m’a paru utile pour Educavox d’analyser les 200 pages de ce document et plus particulièrement le contenu des Cahiers des Clauses Techniques Particulières qui définissent véritablement la nature et le périmètre de ce projet attendu par tous les acteurs des établissements secondaires d’Aquitaine mais également par les partenaires culturels, industriels, des autres collectivités ou du monde associatif de l’Education et de la Région Aquitaine.

 

La Région et l’Etat sont partenaires

 

Dans sa présentation liminaire la Région Aquitaine évoque la convention de partenariat qui la lie à l’Etat ( Rectorat et DRAAF) et qui aura produit activités, analyses et conclusions aboutissant aujourd’hui au lancement de l’appel d’offre. Ce partenariat définit en outre les attributions et les responsabilités de chacune des parties dans cette opération, la Région « responsable des matériels et des installations » assurera la conception, la mise en œuvre et la maintenance de la plate-forme de service, l’Etat « responsable de la pédagogie » assurera la formation des personnels en particulier des enseignants

 

L’objectif des partenaires est d’avoir fini de déployer l’ENT Aquitain sur l’ensemble des 150 établissements du périmètre initial au premier semestre 2014.

  • un déploiement pilote sera lancé dès janvier 2012 pour être validé en fin d’année

  • le déploiement généralisé se fera par vagues successives de fin 2012 au mois de juin 2014

 

Quelles grandes priorités

 

La Région définit quelques grandes priorités :

 

1. L’ENT aquitain sera conforme aux standards mais comportera une forte orientation pédagogique ; il répondra donc aux préconisations du SDET3 publiées par le Ministère.

 

2. L’ENT aquitain sera Open Source ; le prestataire devra cèder à la Région AQUITAINE, à titre exclusif, les droits de propriété intellectuelle afférents à la plateforme « ENT » et à tous ses composants .

 

3. L’ENT aquitain, solution unique et commune à tous les lycées aquitains renforcera les démarches de travail collaboratifs ; les conseils généraux en charge des collèges et les établissements privés pourront s’associer à terme au dispositif.

 

4. L’ENT aquitain proposera une ergonomie la plus unifiée possible et adaptée aux pratiques actuelles des internautes

 

Les services de base de l’ENT aquitain seront conformes aux standards

 

L’expérience des nombreuses collectivités mais également des entreprises qui se sont lancées dans le déploiement d’un ENT permet aujourd’hui d’avoir une vue relativement claire sur les attentes des élèves, des familles et surtout des acteurs essentiels que sont les enseignants et les équipes de direction. On sait bien aujourd’hui ce qui pose problème et qui doit être solutionné et pensé dans la conception même de l’ENT.

 

Le bloc Vie scolaire/Vie de l’établissement comporte bien entendu :

 

· Cahier de texte,

· Dossier élève incluant agenda, emploi du temps, notes, absences…

· Gestion des ressources de l’établissement

· Fonctions de communication messagerie, forum, création de pages, intégration de flux RSS,

- Création de sites internet…..

 

Certes tous les ENT comportent un agenda mais il est essentiel que l’importation des données à partir des logiciels d’emploi du temps du marché se fasse sans difficulté.

 

C’est sur la base des données du logiciel d’emploi du temps de l’établissement que l’ENT Aquitain constituera au-delà des classes, tous les groupes d’enseignement.

 

Pour ce qui est des Notes et Absences, l’affichage des données de vie scolaire et la communication aux élèves et parents sera nativement proposé par l’ENT Aquitain . Par contre la gestion opérationnelle (saisie…) des notes et absences n’est pas couverte ; l’ENT Aquitain devra toutefois permettre de gérer les droits d’accès aux progiciels du marché comme à ceux de l’Etat utilisés aujourd’hui, afin notamment de permettre aux établissements d’avoir leur propre politique concernant l’affichage des notes et des absences pour les parents

 

Il en est de même des divers services de l’outil collaboratif qui devront être en mesure de développer de nouveaux usages de ce type. On y trouvera l’ agenda, les news, le forum, le blog, le wiki, la médiathèque, les favoris, les flux RSS, le classeur de documents, la liste de diffusion , la remontée automatique de documents...

 

Ainsi, cet outil sera constitué d’un espace créé spécifiquement et pour lequel ces services pourront être activés à la création. Chaque espace collaboratif aura sa propre dénomination. Il bénéficiera de sa propre page d’accueil à partir de laquelle les utilisateurs pourront utiliser les services activés pour chaque espace.

 

L’activité pédagogique doit s’articuler, au sein de l’ENT Aquitain, autour d’un ensemble constitué du carnet de bord de l’enseignant et du cahier de textes.

 

Le carnet de bord, espace privé qui lui est réservé, constituera un endroit où l’enseignant pourra concevoir ses activités pédagogiques et les organiser.

 

Pour cela une « fiche » de préparation de séance lui sera proposée. Afin de tenir compte de la diversité des stratégies didactiques en fonction des disciplines enseignées, cette fiche se voudra la plus « générique » et ouverte possible.

 

Le cahier de textes sera le lieu de mise en œuvre de ces activités avec les élèves.

 

Ce cahier de textes constituera la brique pivot de l’ENT Aquitain.

 

Le statut du cahier de textes passe de celui de main courante à celui d’outil de travail. Disponible partout et à tout moment, il permettra de proposer aux utilisateurs des informations liées à leur profil et toujours au bénéfice d’un travail plus efficace de l’élève. Évolutif, il devra permettre de préparer la séance de cours et permettre d’y revenir, par exemple pour apporter de l’aide au travail personnel.

 

En interaction avec les autres outils de l’ENT Aquitain (agenda, carnet de bord, fichiers joints, outils collaboratifs, réservation de ressources...), le cahier de textes sera un véritable outil de travail collaboratif et constituera pour l’élève un véritable outil d’organisation.

 

La solution ENT disposera également d’un outil de gestion des ressources matérielles de l’établissement (salles, vidéoprojecteurs, télévision, autres matériels…) utilisable en particulier par les personnels enseignants.

 

Dans sa version initiale l’ENT ne proposera pas de fonctions de suivi de compétences des élèves mais il comportera un connecteur permettant d’intégrer le Web Classeur prévu par le Ministère qui permet de suivre les acquis de formation et d’expérience des élèves.

Il proposera également un module de suivi des élèves effectuant des stages en entreprises.

 

L’ENT Aquitain proposera un service d’annuaire type « pages blanches » par niveau de regroupement (établissement, type d’établissements (LG, LP…), département, académie…).ainsi qu’ un outil de recherche avancé. Cet outil sera accessible à partir de n’importe quelle page de l’application et permettra une recherche « plein texte » parmi tous les contenus accessibles à l’utilisateur,

 

 

Au delà des briques de services spécialisées intégrées, la Région souhaite que l’ENT Aquitain soit un outil permettant de gérer de l’information. Pour ce faire, l’ENT Aquitain devra embarquer un gestionnaire de contenus (CMS) assurant de nombreuses fonctionnalités avec une ergonomie la plus simple et conviviale possible :

 

Gestion éditoriale (brèves, article..) avec par exemple une publication programmable et un lecteur intégré pour fichier multimédia...

 

Contenus riches : contenus avec caractères étrangers ou scientifiques, contenus multimédias, mode aperçu et mode brouillon..

 

Gestion des rubriques : possibilités de déplacement , duplication, filtrage...

 

Diffusion sélective d’informations :

 

Gestion du site web public : Objet « éditorial » pour une saisie simplifiée par le chef d’établissement. Objet « calendrier ».

 

Interactivité : Génération de flux RSS dans chacune des rubriques , Vote en ligne

 

 

L’ENT est une plateforme au service du projet pédagogique de l’établissement

 

C’est l’aspect novateur et original de ce projet qui intègre et regroupe là des réalisations mises en œuvre par d’autres collectivités .Deux lots composent cet appel d’offre : le premier concerne véritablement la mise à disposition et la définition de la plateforme logicielle, le deuxième concerne quant à lui la définition des missions d’un prestataire chargé de la gestion fonctionnelle des ressources numériques en ligne.

 

Le bloc fonctionnel Pédagogie qui correspond à la mise à disposition des professeurs et des élèves de fonctions pédagogiques correspondant à un LCMS (Learning Management System).

 

Il permet aux enseignants et élèves de créer, gérer et diffuser des contenus pédagogiques. Il intègrera une couverture fonctionnelle au moins équivalente aux LCMS les plus couramment utilisés.

 

Il contient notamment des fonctions « auteur » permettant par exemple de concevoir des parcours d’apprentissage et des contenus pédagogiques (nativement et/ou par intégration de contenus multimédias vidéos, audios…), de concevoir des activités en ligne ( tests, QCM, textes à trous…) sur lesquels il sera possible d’avoir une lisibilité de l’activité des élèves (connexions, suivi, résultats…).

 

Les différentes ressources numériques pourront ensuite être partagées avec différents groupes sous le contrôle de l’auteur ; par exemple pour un professeur avec des collègues, ou vers certains de ces élèves.

 

Les professeurs mais également les élèves qui déjà dans l’académie utilisent le LCMS ILIAS de l’ENT Argos pour créer ou utiliser des ressources pédagogiques en ligne, en mesurent l’intérêt ; l’ENT aquitain devra dans un souci de continuité, reprendre aussi complètement que possible les ressources et contenus pédagogiques existants dans Argos.

 

 

Enfin et surtout, l’ENT intègre un système de Gestion de Ressources Numériques pour associer à l’ENT Aquitain un catalogue raisonné des ressources numériques. La gestion de ce dispositif, qui s’inspire des initiatives Correlyce ( développées en région PACA )sera confié à un prestataire dont la mission sera de qualifier les ressources, les référencer et effectuer une veille auprès des éditeurs. La communication vers les équipes éducatives d’établissements se fera par le biais de Newsletters électroniques.

 

Les ressources éditoriales seront bien entendu de différentes natures : ressources numériques pédagogiques pour chaque discipline enseignée, prise en compte des manuels numériques et de leurs évolutions future, prise en compte des ressources numériques des partenaires de la Région Aquitaine pouvant intéresser les lycéens (ressources réalisée par la BNSA (Banque Numérique du Savoir Aquitain http://bnsa.patrimoines.aquitaine.fr ) ou Aquitaine Cap Métier par exemple), suivi des abonnements.

 

Le prestataire assurera la gestion des droits d’accès aux ressources numériques émises par la Région ou les établissements pour les différents utilisateurs concernés et sera mandataire de la Région pour assurer la gestion financière des abonnements.

 

Le financement des accès à des ressources payantes s’effectuera selon trois modalités complémentaires :

 

  1. La Région finance l’accès à une ressource pour un ensemble d’établissements : Exemple : abonnement à un Dictionnaire Interactif pour tous les Lycées.

  2. La Région attribue une subvention à certains établissements, pour qu’ils puissent payer les abonnements de leur choix. Cette subvention peut éventuellement être fléchée sur des thématiques (exemple : Ressources numériques dédiées à l’apprentissage de l’Anglais)et/ou des publics prioritaires.

  3. L’établissement finance sur ses budgets propres des abonnements à des ressources.

  4. L’Etat attribue un chéquier à l’établissement pour acheter des ressources en ligne

 

 

L’appel d’offre ne comporte pas de volet « accompagnement au changement »

 

 

De nombreux appels d’offre lancés par les collectivités pour la mise en œuvre d’un ENT comportent un volet déploiement et accompagnement prévoyant des séquences de formation et des dispositifs d’assistance. Malgré cela , la montée en charge et l’utilisation de ces plateformes, particulièrement dans le champ pédagogique, est encore timide.

 

Il s’avère en effet que l’ENT bouleverse les habitudes de la communauté éducative. Outil de modernisation de l’établissement scolaire : il modifie les modes d’accès à l’information, autorise de nouvelles formes de relations entre les acteurs et suscite de nouvelles attentes voire de nouvelles inquiétudes.

 

Il pose en particulier le problème de l’espace et du temps car en offrant des services numériques, il vient "prolonger" l’établissement et donner aux élèves et aux enseignants un autre espace et un autre temps que la classe pour apprendre . Comment mettre en adéquation le passage à un service public éducatif numérique avec les missions et les valeurs propres à l’éducation nationale sans apporter quelques réponses au statut des personnels, à leur propre formation initiale et à leur formation continue dont on voit bien aujourd’hui , qu’elles manquent cruellement.

 

Faire évoluer un ensemble si complexe est donc délicat ; il ne suffit pas de décréter le changement pour qu’il s’opère. Le déploiement massif des ENT et la généralisation souhaitée de leurs usages pose donc la question des moyens à mettre en œuvre pour la réussite d’un tel projet numérique.

 

On peut penser que si l’appel d’offre de l’ENT aquitain ne l’intègre pas, il reviendra à l’Etat , comme les lois de décentralisation le prévoient, de prendre en charge la conduite de ce changement en mettant en œuvre en direction des personnels, les formations nécessaires à la réussite d’un tel projet.

 

On privilégiera certainement le e-learning pour y parvenir comme c’est le cas avec les parcours du dispositif national

lang="fr-FR">Pairform@nce, dont la plate-forme e-learning nationale est hébergée dans l’académie de Toulouse (SIGAT) . Le dispositif est également utilisé pour des parcours de formation dédiés à l’ENT. Au quotidien, dans les établissements, les utilisateurs ont heureusement recours au collègue

référent et au pôle d’appui si besoin ; les regroupements s’imposent malgré

tout dans une démarche

de

blending learning .

 

Mais comment éviter que les plus réticents ne s’interrogent sur la pertinence d’une formation qui s’appuie sur des outils numériques pour apprendre justement à les utiliser ?

 

Le plan de formation et d’assistance qui devra accompagner le déploiement de l’ENT aquitain sera attendu et observé, par les utilisateurs certainement, mais n’en doutons pas, également par les partenaires dont les décideurs régionaux.

 

Claude Tran

Réactions à la vidéo
  • par Sylvain Parise (xxx.xxx.xxx.239) 16 novembre 2011 21:51

    Bonjour,

    Webmestre d’un lycée aquitain qui a déjà fait des choix en matière de Cahier de texte, de CMS, de Gestionnaire de réservation de ressources, et bientôt d’ENT, je suis inquiet en lisant votre article.

    L’indépendance des établissements sera-t-il remis en cause par la volonté du CRAq ? Les établissements devront-ils tous se voir imposer leur choix ?

    L’effort de formation, la gestion du changement, est en effet un parcours difficile pour tous les membres du personnel : que leur dire s’il faut recommencer vers d’autres plateformes ? Et si, à l’usage, on s’aperçoit que l’ancienne plateforme était plus souple ?

    Vous le voyez, j’ai quelques craintes.

    La région proposera donc une solution, mais j’ai cru comprendre que le rectorat en a une autre qui imposera son choix au final ?

    Les autres régions ont-ils les mêmes objectifs ? N’y a-t-il pas concertation inter-académique pour se mettre d’accord sur des standards de fait  ? Le logiciel de cahier de texte appelé simplement CDT -que d’autres appellent Chocolat à cause de son système de licence inhabituelle- est choisi par de nombreuses académies (Creteil, Dijon, Corse, Antilles, Poitiers, Marseille, Rouen, Orléans, Lille et j’en oublie). Ce choix n’est pas le fruit du hasard ou de la volonté d’une académie... comparez-le avec GEPI et vous comprendrez.

    Ilias, dont vous parlez, remporte un certain succès... auprès des publics qui n’ont pas testé d’autres solutions (comme Moodle par exemple). Parfois on se demande même si des enseignants ont testé ces produits ? L’informatique dans l’EN ressemble beaucoup à ce qu’on faisait dans les années 80 : il faut se former non pas à l’utilisation du logiciel, mais à la logique de son concepteur, alors qu’on préfèrerait un logiciel qui s’adapte à nos besoins avec un minimum d’effort.

    L’implantation dans les lycées dès janvier 2012 m’alerte encore plus : quels seront ces lycées ? Ont-ils pu tester d’autres solutions avant ?

    A mon avis, la gestion du changement en 2012 passe par une démarche rationnelle ET concertée.

    Mes inquiétudes sont peut-être infondées -j’attends que vous me rassuriez- mais elles sont du au fait que les acteurs de terrain, comme moi, manquent d’information.

    • (xxx.xxx.xxx.175) 21 novembre 2011 00:04

      Bonjour,
      Merci pour votre message qui traduit bien la réalité d’une forte hétérogénéité de situation en Aquitaine bien sûr mais également en France . Si certaines régions ( et académies ) ont déjà terminé le déploiement d’un ENT dans les lycées, il en est encore qui n’ont pas commencé ; et dans ce dernier cas les réalités sont différentes entre établissements : vous semblez être parmi ceux qui disposent déjà d’instruments élaborés alors que d’autres établissements n’ont pas ou très peu investi sur ce chantier.
      C’est je pense dans un souci d’égalité de traitement de tous les élèves de leurs territoires que les collectivités territoriales ( CR pour les lycées, CG pour les CLG, Communes ou groupements de communes pour les écoles ) et les représentants de l’Etat mettent en œuvre par convention des projets de conception et de déploiement  d’un ENT pour les établissements de ce territoire. Il n’y aura donc pas un ENT de la région et un autre du rectorat .

      L’expérimentation est ici nécessaire justement pour tester la solution avec tous les partenaires et les acteurs en particulier les enseignants et apporter les correctifs souhaités . Pour l’Aquitaine il semble qu’une dizaine d’établissements seraient choisis pour cette expérimentation de janvier à juin 2012 ; quant au choix de ces établissements, on peut penser que l’Etat et la Région décideront ensemble...


      Dans un souci de rationalisation, d’interopérabilité en particulier avec ses propres outils, et afin que les projets présentent des caractéristiques communes l’Etat définit les services attendus dans les espaces numériques de travail, formalise des préconisations organisationnelles, fonctionnelles et techniques. Pour cela le ministère s’appuie sur le Schéma directeur des espaces numériques de travail, inscrit dans le vaste plan d’ensemble que constitue le S3IT (Schéma Stratégique des Systèmes d’Information et des Télécommunications).

      Cela laisse toutefois à chaque collectivité quelques marges de choix qu’elle définit avec les services déconcentrés de l’état pour arrêter les termes d’un appel d’offre.

      C’est la raison pour laquelle il y a une réelle diversité de solutions retenues par les territoires ( voir mon article : http://www.educavox.fr/ENT-des-lyce...)

      Du fait de la situation juridique des EPLE , qui disposent d’une réelle autonomie, je ne pense pas que la solution retenue leur sera, comme vous le dites, imposée ; mais les avantages que celle ci leur procurera seront sans commune mesure avec toute solution locale choisie antérieurement .

      La formation des personnels bien sûr, les avantages d’un accès à tous les services existants et à venir de l’ENT par un seul login et mot de passe y compris l’accès à des ressources en ligne, et évidemment l’organisation de la maintenance de tous ces services, pèseront inéluctablement dans le choix des équipes et donc des conseils d’administration des établissements.

      Et, au demeurant c’est toute l’évolution à venir de l’instrument qui , par l’enrichissement successif des utilisateurs et des concepteurs, le rendra plus convivial et plus simple à l’usage et lui donnera sa légitimité.

      Il en sera alors d’un ENT comme d’un véhicule automobile : toutes les marques existantes proposent des modèles différents que chacun de nous peut aisément conduire après une courte période d’essai ; tout simplement parce que les différences d’usage sont minimes sur l’essentiel.


      J’espère vous avoir apporté quelques éléments de réponse

      mais je reste à votre écoute si ce n’est pas le cas.


      Claude TRAN

  • par Sylvain Parise (xxx.xxx.xxx.104) 6 décembre 2011 14:46

    Bonjour,

    Votre message me rassure en effet. Avoir un outil numérique pour aider l’enseignant plutot que le contraindre à ’passer au cahier de texte électronique’ -comme je l’entends trop souvent- est rassurant. Trop de mes collègues se méfient des TIC -sentiment que l’on trouvait aussi il y a vingt ans dans les entreprises.

    La tâche est lourde cependant et sera certainement longue avant d’avoir des ENT différents mais similaires dans leurs fonctionnalitées.

    Les premières expérimentations ont été maladroites et n’ont pas toujours été bien accompagnées ; la formation des enseignants s’étant réduit considérablement ces dernières années.

    Un instrument ouvert à l’évolution "par l’enrichissement successif des utilisateurs et des concepteurs" correspond tout à fait à l’approche des logiciels en Open Source. Cela garantira une durée de vie de ces logiciels par l’activité d’une communauté d’utilisateur/testeur/programmeur.

    Même si notre lycée ne fait pas parti des lycées ’pilotes’, comment faire pour vous faire bénéficier de nos expérimentations ?

     

  • par Educavox (xxx.xxx.xxx.154) 6 décembre 2011 15:42

    Merci pour votre commentaire.
    Vous pouvez nous faire part de vos analyses, vos questionnements, vos expériences en publiant sur ce site qui est collaboratif (il suffit de s’inscrire). Cela permet de mutualiser les appropriations...Les usages sont précieux...

  • (xxx.xxx.xxx.100) 18 décembre 2011 23:33

    Bonjour

    Je suis toujours surpris du melange idéologique et fonctionnel.
    Que gagne l élève ou l enseignant au fait que le code, de toute manière inexploitable par la catice, soit ouvert ou pas ?


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