Pierre Frackowiak

Pierre Frackowiak

Inspecteur honoraire de l’Education nationale. Vice-président de la Ligue de l’Enseignement 62. Co-auteur avec Philippe Meirieu de "L’éducation peut-elle être encore au cœur d’un projet de société ?". Editions de l’Aube. 2008. Réédition en format de poche, 2009. Auteur de "Pour une école du futur. Du neuf et du courage." Préface de Philippe Meirieu. La Chronique Sociale. 2009. Auteur de "La place de l’élève à l’école". La Chronique Sociale. Lyon. Auteur de tribunes, analyses, sur les sites educavox, meirieu.com. Prochainement, une BD avec les dessins de J.Risso :"L"école, en rire, en pleurer, en rêver". Préface de A. Giordan. Postface de Ph. Meirieu. Chronique Sociale. 2012.

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  • par Pierre Frackowiak (xxx.xxx.xxx.225) 30 mai 21:16
    Pierre Frackowiak

    C’est dramatique. On passe plus de temps à réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour lutter que ce que l’on considère comme de la fraude qu’à réfléchir à la refondation de l’école, à la place de l’école dans la société de la connaissance et de la communication, à la signification du bac aujourd’hui... Demain, les élèves auront des détecteurs eux-mêmes et l’Education Nationale investira dans le contrôle des détecteurs de détecteurs, puis au brouillage des détecteurs de détecteurs de détecteurs. Et le ministère est content de faire la pruev qu’il lutte vigoureusement contre la triche et qu’il est capable de réprimer durement, exactement comme les ultra libéraux autoritaires... La solution est peut-être d’exiger que les candidats écrivent au porte plume, vident leurs poches et leurs sacs et jurent en entrant dans les salles d’examen qu’ils n’ont jamais touché à un i phone... ou même à un ordinateur !

  • par Pierre Frackowiak (xxx.xxx.xxx.50) 28 mai 09:03
    Pierre Frackowiak

    Je partage complètement votre analyse. J’ajoute que si l’on persiste à refuser une réelle refondation, à manquer de courage politique dans ce domaine, à fuir toute réflexion prospective, la souffrance des enseignants, dont on ne parle pas assez, et l’ennui des élèves, qui devient dramatique, notamment au collège malgré les efforts des enseignants pour enjoliver les cours, le système va exploser. Il n’en est pas très loin, ce qui, en soi, rendait la refondation indispensable... La refondation... Pas la réparation et la restauration. Pas la sauvegarde des apparence. Je ne me fais pas des amis, moi non plus, en écrivant cela... Pourtant, ce faisant, je les défends et souhaite les promouvoir !

  • par Pierre Frackowiak (xxx.xxx.xxx.130) 19 novembre 2012 08:15
    Pierre Frackowiak

    A lire : "la petite pierre pour bousculer l’inertie" d’Eveline Charmeux sur son blog : http://www.charmeux.fr/blog/index.php 

  • par Pierre Frackowiak (xxx.xxx.xxx.130) 19 novembre 2012 08:10
    Pierre Frackowiak

    Un témoignage parmi d’autres : Je ne rencontre aucun enseignant qui attend quoi que ce soit de la refondation, on n’en parle plus, ou on en rit jaune. Aucun politique non plus même si c’est un élu PS. La hiérarchie en ajoute encore dans la bureaucratie, nouveaux dossiers à constituer, celui qui prépare à l’inspection ou celui du remplaçant. Deux exemples parmi d’autres. Conférences pédagogiques qui obligent à des déplacements de plus de 50 km pendant lesquelles au hasard des invités on s’ennuie ou on rigole et que l’on quitte discrètement à la pause. On ne sent aucune volonté politique aucune confiance faite à la base. Ce serait évidemment autrement si, loin des inspecteurs et à condition de se sentir protégés, sinon personne ne parlera, on donnait la parole aux enseignants. Et qu’on leur donne le temps de se rencontrer de réfléchir de faire des compte-rendus. De critiquer et de proposer, mais de cela il n’est pas question car la hiérarchie et les bureaucrates savent par avance ce qui risquerait de sortir. Et de cela ils ne veulent à aucun prix. Ajoutons aussi que les syndicats se focalisent sur ce qui n’est pas premier pour les profs obnubilés par les chiffons rouges que l’on leur tend. Et que complices des inspecteurs ils redoutent aussi la parole de la base. Alors sauver la refondation ? Je veux bien mais n’y crois plus guère. Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras.

  • par Pierre Frackowiak (xxx.xxx.xxx.56) 12 novembre 2012 08:01
    Pierre Frackowiak

    Commentaire de Didier Chauvin en réponse à Raymond Millot : Entièrement d’accord. Mais pour que les enseignants se constituent en équipes, il faudrait aussi un ciment, un liant, c’est-à-dire un projet pédagogique qui donnerait un sens, une direction commune avec un souci partagé de mettre les élèves dans les meilleures situations d’apprentissage possibles...Une formation dans ce cas précis est essentielle, autant qu’un accompagnement avec un référent. Or, c’est le moins que l’on puisse dire, ce type de formation (transversale) qui exige de l’enseignant d’être réellement acteur et d’accepter avec humilité d’apprendre, de se retrouver dans une pièce obscure pour que le jour petit à petit se dessine, ne sont pas légion. Pourtant, donner à construire un savoir s’apprend...

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