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En préambule à la présentation des 16 engagements pour simplifier les tâches des directeurs d'école présentés dans une conférence de presse le mercredi 1 mars, la ministre de l'Education nationale a tenu à remercier « chaleureusement les directeurs et directrices d'école » de France.

" les remercier pour ce qu'ils accomplissent au quotidien, pour leur engagement, parce que diriger une école c'est généralement être là bien avant l'ouverture de l'école et la quitter bien après la fermeture.... C'est assurer le bon fonctionnement d'une institution à laquelle les français sont profondément attachés."

Les missions

Les directeurs d'école assurent des missions essentielles au bon fonctionnement de l'école, à l'accueil des élèves, aux relations avec les parents et à l'animation de l'équipe pédagogique. Ils sont aussi au cœur de la mise en œuvre de la priorité donnée au premier degré pour mieux faire réussir les élèves. C'est pourquoi le métier de directeur d'école a fait l'objet depuis 2013 d'avancées majeures en terme de décharge et sur la plan financier.

Leur régime de décharge d'enseignement a été rénové pour leur permettre de consacrer davantage de temps à leur fonction. Le volume de la décharge de rentrée scolaire des directeurs d'écoles de 2 classes et 3 classes est passé de 2 jours à 10 jours, soit une journée par moi. Une nouvelle décharge, d'un tiers de temps, a été créée pour les directeurs d'écoles de 8 et 9 classes qui ne disposaient que d'un quart de décharge.
La formation de tous les directeurs a été renforcée de 3 jours. Un tutorat des directeurs d'école nouvellement nommés par des directeurs expérimentés et volontaires a été mis en place. Sur le plan financier, le régime indemnitaire a été revu et augmenté. L'accès à la hors classe est accéléré et les directeurs d'école sont éligibles à la nouvelle classe exceptionnelle.

Le référentiel métier publié en décembre 2014 actualise la définition de leurs tâches et de leurs responsabilités

 

Toutefois, de nombreuses tâches administratives, notamment la multiplication des enquêtes, viennent encore alourdir le travail des directeurs d'école et les détournent ainsi de leur mission première d'animation pédagogique et d'organisation de l'école.

Plus de 15 000 contrats aidés étaient déjà mobilisés pour apporter une aide administrative aux directeurs d'école. Pour alléger plus encore leurs tâches, en simplifiant et en supprimant un certain nombre d'entre elles, un travail associant les directeurs d'école a été entamé en 2014 avec les organisations syndicales et le Groupement de Défence des idées des Directeurs. 

Les 16 engagements pour l'amélioration de l'exercice du métier de directeur d'école

Concrètement, ces 16 engagements sont regroupés en 6 axes (écoute des besoins des directeurs d'école et pilotage de la simplification de leurs tâches administratives, qualité de vie au travail, allègement et simplification des sollicitations, pilotage de la circulation de l'information, outils numériques nationaux, formation et accompagnement).
Ces engagements vont désormais être opérationnalisés dans les académies et des départements qui vont devoir simplifier les tâches des directeurs d'école.

Il reste encore à faire, en particulier en rendant plus pérenne les aides administratives aux directeurs d'écoles. Un dossier à régler dans le prochain quinquennat affirme Najat Vallaud Belkacem.

Point de vue d'Alain REI Président du Groupement de Défense des idées des Directeurs

Pour lui, l'avenir c'est la création d'un établissement public du premier degré et son corolaire celle du statut de directeur d'école. Point de vue partagé par Adrien ETTWILLER secrétaire national du SGEN CFDT et Christian CHEVALLIER, secrétaire général du SE UNSA.

Une organisation qui avait été envisagée au début des années 1980 lorsque l'EPLE a été créé mais mis en oeuvre uniquement dans le secondaire.

La création de postes administratifs permettrait alors au directeur de se consacrer au pilotage pédagogique de l'école.

Claude TRAN
Vice Président de l'An@é

Dernière modification le mercredi, 15 mars 2017
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, il est aujourd’hui Vice Président de l’An@é.