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StartUp for Kids ?  Au départ un événement ayant lieu mi-novembre, à l'école 42, (deuxième édition en 2016- Reportage An@é) visant à réunir des jeunes de l'éducation numérique, en un même lieu pour montrer leurs réalisations, leurs projections à un public d'élèves, enseignants, institutions, enfants et parents, voire d'investisseurs, pour développer leurs projets.  http://startupforkids.fr/

 

L'oiseau grandit, et le 19 avril, en partenariat avec Edfab, c'était le moment de la première conférence dont le thème était : quel marché pour les acteurs innovants de l'éducation ?

L'idée : 

"Décider de s’investir pour le bien commun de la société, en faveur d’une éducation plus juste, plus inclusive, adaptée à un monde qui évolue de plus en plus vite… et concrètement ? Comment faire et faire savoir ?

Pour les entreprises engagées sur ces nouvelles approches éducatives, accéder au marché et aux financements reste d’une grande complexité. En découle une difficulté à se développer.

EdFab et Startup For Kids vous invitent à rencontrer les différents acteurs stratégiques qui pourront vous aider à décrypter l’accès au marché."

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Le programme :

Lors de cette demi-journée de tables rondes, l'idée est d'en apprendre plus sur les thématiques clés que sont l’accès au marché et le financement.

16h00 – 17h00 – Accès au marché

Comment définir une stratégie adaptée à mes cibles?

Commanditaires publics, grands acteurs institutionnels, grand public : comment travailler avec eux ? Quel sont les temporalités, les étapes, les avantages, et les inconvénients ? Quels revenus pour une startup Edtech ?

 

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Avec :

- Claudio Cimelli - Direction Numérique pour l'Education

- David Monserand - Directeur Startup Program chez Butagaz

- Sophie Hirat - Directrice du marché éducation, Econocom

La table ronde à l’accès au financement réunissait différents acteurs impliqués chacun à des étapes différentes du financement.

Les 3 intervenants cités ci-dessus sont venus pour donner leurs conseils et leur retour d’expérience sur l’étape clé de l’accès au marché de l’éducation pour les entreprises innovantes.

Tous les intervenants ont prévenu de la difficulté de percer le marché de l’éducation et de l’apprentissage. Toutefois quelques clés permettent de l’aborder plus efficacement et plus sereinement.

1/ Il est d’abord nécessaire de tester son produit ou son service, qu’il dispose d’un niveau de maturité le plus élevé possible.

2/ Par ailleurs il est indispensable de bien segmenter ses cibles pour identifier ensuite les bons leviers : savoir si son produit ou son service s’adresse au marché des jeunes (K12) ou bien des lycéens ou encore peut s’appliquer au secteur de la formation pro.

Bien segmenter son offre permet également de gagner du temps pour la présenter au bon prescripteur ou au bon marché (public ou privé).

3/ Enfin identifier les solutions complémentaires à celles que l’on souhaite commercialiser est un atout pour percer sur ce secteur : en s’associant à des intégrateurs, des éditeurs, interlocuteurs reconnus par l’institution vous gagnerez du temps et des ressources.

17h00 – 18h – Financements

Comment accéder aux financement public, privés ? Quelles sont les différentes subventions auxquelles une Edtech peut prétendre ? Comment réussir sa levée de fonds ? Quels sont les apports des grands groupes ? Autant de sujets qui trouveront leurs réponses lors de cette table ronde.

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Avec :

- Marie Christine Levet - Fondatrice de Educapital

- Nicolas Turcat - Reponsable e-education à la Caisse des Dépôts et Consignations

La Caisse des Dépôts a lancé avec Edfab l'observatoire Edtech :

http://www.caissedesdepots.fr/financer-le-developpement-de-votre-entreprise

http://www.caissedesdepots.fr/conjuguer-numerique-et-education-3

- Marie-Astrid Taupe - Chargée d'affaires entrepreneurs et référente innovation chez BNPPARIBAS

- Frédérick BECQUETChef de service adjoint, région Île-de-France, direction des entreprises et de l’emploi 

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18h00 – 19h00 – Témoignages

Différents modèles, différents stades de développement : découvrez leur parcours et leur stratégie.

Avec :

- Déborah Elalouf - CEO de Tralalère

- Benjamin Viaud – Cofondateur de Beneylu

- Pierrick Chabi – Co-fondateur et CEO de Wakatoon

- Patrick Marchal - Co-fondateur de Dragon Box

Comment avez-vous initialement financé votre entreprise ?

—> Pôle emploi (période chômée propice au développement d'un projet), prestation de services, love money, crowd funding.

—> Aides de l’Etat :

  • tous ont bénéficié de subventions et prêts auprès de la BPI ou d’autres organismes pour des montants allant jusqu’à 200 000€

  • crédit impôts recherches : cela prend autant de temps à monter le dossier qu’à justifier les dépenses + contrôle fiscal systématique au bout de 3 ans

  • faire attention au recours aux prêts par rapport du niveau d’endettement de la société

—> Ingénierie de dossiers : compétence à développer car très spécifique et « time consuming »

Quels sont vos revenus ?

Déborah Elalouf - CEO, Tralalère

Tralalère intervient sur plusieurs segments :

  • la formation, qui représente un vrai marché,

  • le grand public, qui représente également un vrai marché mais qui implique de l’investissement marketing

  • le marché scolaire, qui est le plus difficile en France à cause de : l’argent sale, marché fragmenté et complexe (si marché il y a), difficile voir impossible de rentabiliser la démarche sur un produit unique en couvrant le marché français.

Tralalère compte trois métiers :

  • éditeur (risque en vue de vendre)

  • producteur (modèle d’un producteur audiovisuel qui pré-finance en partie ses productions)

  • agence (produire pour des tiers sur mesure)

La croisée des modèles a permis à Tralalère de se développer mais ce n'est pas sans risque pour le métier d'éditeur :

  • le préfinancement (public et privé) permet de limiter les risques mais implique des droits réservés (TVs) ou de la gratuité (publics) qui pénalisent l'exploitation d'édition

  • la sous-traitance (agence) génère des revenus mais implique d'être à l'écoute des besoins du client et éloigne donc du projet de société : implique une taille critique pour scinder

Ayant, par le passé, trop cherché à tout faire sur la partie « éditeur », Tralalère cherche aujourd’hui à s’associer avec des startups pour étendre le catalogue (en acceptant de n’avoir qu’un bout de gâteau) et se concentrer sur son coeur de valeur ajoutée (en amont et en aval).

Patrick Marchal - Cofondateur, Dragon Box

Nous sommes assez particuliers puisque nous vendons nos Apps à un prix considéré comme cher (de 5 à 8€), ce qui renforce le problème de la visibilité sur l'AppStore.

Nous vendons donc essentiellement grâce à la relation presse (ce qui est très aléatoire).

Au final, notre marché n'est absolument pas réparti de manière homogène dans le monde. Par exemple, 1/3 à 1/2 de nos ventes ont lieu en Norvège.

Changer de marché : Nous pensons que le marché des Apps ne nous donnera pas une croissance importante, nous nous lançons donc dans le marché du livre scolaire.

Pierrick Chabi, Cofondateur et CEO, Wakatoon

Nous avons obtenu le soutien de la DNE (Directeur du Numérique pour l’Education) ((Edu'up)) pour le développement de Wakatoon Studio à destination des écoles. 

Les revenus viennent de B2B validées avec des éditeurs parascolaires comme Bordas par exemple pour la partie éducation, et Wakatoon a une activité d'agence, générant des revenus (exemple de client : atelier Renault)

Benjamin Viaud - Cofondateur, Beneylu

Pour travailler avec l’éducation nationale il faut :

  • savoir comment identifier quelqu’un qui peut dire oui

  • éviter le piège des « expérimentations »

  • résister aux apprentis juristes

  • ne pas oublier le mot clé : « professionnel »

  • une mécanique transactionnelle

En B2C, il faut veiller à :

  • la constance de la marque

  • investir sur l’édito

Si les personnes présentes à la table ronde travaillent plutôt avec les écoles primaires, tous s’accordent à dire qu’il est un peu moins difficile de travailler avec les collèges et encore un peu moins avec les lycées et le supérieur.

La bonne nouvelle est que la France est un marché particulièrement difficile donc quand on a réussi en France, le reste est finalement plus simple.

En effet, l’exemple de Beneylu qui a pu multiplier par 12 ses prix au Mexique, aux Etats-Unis et en Angleterre en est la preuve.

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Conférence organisée avec le soutien de Zagatub

http://startupforkids.fr/wp-content/uploads/2017/01/S4K_EdFab_Conf19avril_Pack-partenaires.pdf

Dernière modification le mercredi, 03 mai 2017
Elbaz Jennifer

Vice-présidente de l'An@é.

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