Accueil du site > ACTUALITE > Débats > L’intérêt du Tableau Blanc Interactif, c’est le logiciel, pas le TBI (...)
par bdevauchelle (son site) mardi 8 février 2011 -

L’intérêt du Tableau Blanc Interactif, c’est le logiciel, pas le TBI !


A lire de nombreux documents sur les usages pertinents du TBI, il apparait de plus en plus clairement que l’objet technique n’est qu’un simple périphérique d’entrée/sortie, mais que c’est le logiciel qui fait la plupart des qualités du TBI !

 

En fait ce n’est pas l’objet qui est à questionner mais la façon dont on en parle. En effet la confusion entre l’outil, le logiciel et le contexte pédagogique d’usage est à la base de cet engouement étonnant de naïveté dans les propos. Il faudrait revenir (encore une fois) à certains texte des années 1980 ou 1990 pour retrouver ces mêmes confusions à propos de l’ordinateur ou du CDROM multimédia… Tout serait question de mot, s’il n’y avait ces tentatives de manipulation, commerciales, idéologiques, voire politique pour convaincre du bienfait des TIC, sans jamais aller voir de plus près ce dont on parle.

 

Faisant un test sur ce que sont les TBI, en les manipulant dans différentes configurations d’installation, on s’aperçoit que la multiplicité des logiciels pose bien plus de problèmes que la multiplicité des techniques mises en oeuvre dans les TBI. Il y a certes des questions sur les choix matériels, mais elles sont beaucoup plus nombreuses dès lors que l’on examine les logiciels. Quant aux pédagogies qui se mettent en place, il y a encore beaucoup à dire sur « la pédagogie embarquée » dans le couple logiciel matériel. Dans quelle mesure les choix faits impliquent telle ou telle possibilité de pédagogie. Et cela sans parler du lien entre ces couples matériels logiciels et les autres objets techniques présents dans la classe, à commencer par l’ordinateur et en poursuivant par l’ordinateur, le visualiseur et autres périphériques ou unités centrales qui agissent ensemble dans ce contexte. En enfin l’examen du lieu d’implantation et la configuration des locaux de classe sont déterminants pour « imaginer » ce que l’on peut faire d’un TBI.

 

Plusieurs articles publiés sur le site québécois du récit illustrent ce questionnement sur l’entrée logicielle ou l’entrée matérielle :
 

 

Atelier TBI du récit : http://recit.qc.ca/spip.php?article625,
 

 

Blogs sur le TBI en classe : http://tbi.recit.qc.ca/
 

 

Les phases d’appropriation du TBI :http://tbi.recit.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=127:les-phases-dappropriation-du-tbi-&catid=64:texteseditorials&Itemid=121

 

C’est en particulier celui-ci qui illustre le plus clairement ces difficultés : table ronde sur les TBI : http://recit.qc.ca/spip.php?article393
 

 

Un guide publié en suisse apporte un autre éclairage complémentaire : http://enseignement.educa.ch/fr/enseigner-tableaux-blancs-interactifs

 

Evoquons quelques uns des questionnements que l’on peut relever ici ou là à propos du matériel :


Le tableau blanc du TBI doit-il être spécifique (écran) ou être un simple tableau blanc à marqueurs ou les deux juxtaposés ?
Le tableau doit il être lui même exclusif du logiciel utilisé ?
Le tableau doit disposer de caractéristiques uniques empêchant tout usage en dehors de la configuration proposée ?
Le lien entre l’ordinateur et le tableau peut-il se faire à distance suffisante ou faut-il prévoir un ordinateur dédié proche ?
L’utilisateur peut-il utiliser son propre ordinateur pour piloter le tableau ou doit-il avoir recours à un transfert vers l’ordinateur dédié ou vers un site internet de partage (ENT ?)
Par quoi se trouve pilotée l’image projetée sur l’écran : un crayon, la main, par une tablette graphique (sans écran), par un ordinateur à écran à saisie par stylet, par une tablette numérique, en monopoint ou en multipoint ?
Le tableau est-il fixe ou mobile ?
Le tableau est-il associé physiquement au vidéoprojecteur ?

 

Evoquons simplement aussi le contexte de mise en oeuvre, la salle de classe, … : Il est aisé d’observer que, selon la configuration des salles de classe l’usage du TBI est plus ou moins aisé. Bien souvent, dans les salles de trop petites classes, il est quasiment impossible de permettre aux élèves d’interagir avec le tableau sans des déplacements difficiles. Faire venir un élève au tableau, vieille tradition pédagogique, n’ajoute rien à l’interactivité de la classe. Il rend simplement plus attrayant pour l’élève la venue au tableau, mais nécessite dans de nombreux cas une maîtrise du logiciel par l’élève… sinon c’est le professeur qui fait le travail…

 

Selon les réponses que l’on fournit aux questions précédentes et selon le contexte physique de mise en oeuvre, le TBI ne répond pas de la même manière aux besoins. Un échange assez vif observé récemment entre un enseignant utilisateur et un chef d’établissement a mis en évidence une divergence nette d’appréciation sur ces questions (il s’agissait se savoir si l’écran pouvait ou non servir à autre chose que le TBI).

 

Cela illustre de manière modeste la vivacité des questions que l’on doit prendre en compte…. L’observation récente de salles d’enseignement supérieur (amphi à l’ENS de Lyon, amphi du CNAM à Paris) m’a montré l’absurdité du déploiement de TBI : dans des salles pouvant contenir 150 étudiants et plus un TBI a écran dédié est placé sur le coté de la « scène ». La taille de l’écran rend impossible toute projection interactive significative et surtout lisible. Alors qu’à conté on vidéo projette sur un écran 4 fois plus grand le PowerPoint de l’enseignant…

 

Enfin revenons à notre point de départ : le logiciel. Ou plutôt les logiciels. Cliquez ici pour lire la suite 

 
 

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Charte éditoriale   Foire aux Questions   Qui sommes-nous ?   Nous contacter


Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, le présent site a fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le n° 1561042 v0.