Domaines de recherche actuels : pédagogie et philosophie des médias, philosophie de l’éducation (transmission, soin éducationnel). « Nouvelles donnes » pour l’éducation scolaire.

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  • par Jean Agnès (xxx.xxx.xxx.42) 18 mars 11:02

    "Et si c’était ce réel qui était, justement, le grand absent d’aujourd’hui".

    Si si, c’est bien lui. On pourrait ajouter "la jugeo(t)te". JA

     

  • par Jean Agnès (xxx.xxx.xxx.42) 22 février 12:51


    A question idiote, en effet, réponse impossible !

    Redoutable !

    Certes il est toujours intéressant pour les spécialistes de prendre acte de ce qu’est le discours officiel ou la doxa du moment sur les questions vives.

    Mais plus que jamais on ressent ici  le besoin criant d’une histoire du rapport de l’éducation scolaire au milieu culturel, singulièrement celui de l’expansion des médias. Ce serait scientifiquement la moindre des choses.

    Or ce n’est pas le moindre paradoxe que celui que produit en ces matières la crise de transmission que nous subissons ; la perte de mémoire dans le domaine des nouvelles donnes est ahurissante : alors que nous n’avons jamais disposé d’autant d’outils et de moyens en mémoire et en communication, la pensée et l’action éducatives de ces domaines stagne et tourne en rond. Ce qui fait que les rapports, recommandations, interventions voire ouvrages du jour qui « recopient du passé » (ou refont naïvement le monde) nous laissent pantois quand on se donne la peine de les mettre un tant soit peu en perspective.

    Nous pourrions nous demander, à ce titre, si quelque "expert(e) peut aider vraiment à l’avancée de ce dossier, au lieu de radoter... un quart de siècle trop tard...

    En tous cas, ce n’est qu’en sortant de cette configuration stupide (hébétée) que nous pourrons relever sérieusement les défis liés aux nouveaux espaces.

  • par Jean Agnès (xxx.xxx.xxx.42) 12 février 09:22

    Il est en effet important de replacer les questions du moment « à un niveau suffisant ». Je lis dans votre intervention « assez de désaccords positifs » pour une véritable réflexion et un débat en prise sur de vrais problèmes. Je sais d’ailleurs que la « mise en perspective » nécessaire, mais singulièrement absente de la concertation, passe par un éclairage philosophique et anthropologique profond. Et il est vrai que nous usons et abusons des termes d’opinion et de gestion, et qu’il serait bon de donner un peu de rationalité et de conviction. Or, il y a une situation générale de « résistance » sur ce plan - sous réserve de plus ample informé.

    Je ne suis pas non plus aussi optimiste que vous, car, aux deux pôles de la pensée éducative, et de la pratique éducationnelle, la situation n’est guère réjouissante. Et seul un effort « à frais nouveaux » pourra nous hisser sur un niveau suffisant.

    J’ai noté en particulier :

    Une refondation, c’est le fond » : et une des limites est aussi de... garder le terreau ancien (« on prend les mêmes façons, et on recommence ») ; que vous évoquez des condition de réussite de ce projet, qui demande encore à être précisé (notamment pour lever quelques doutes) et vulgarisé au-delà de la sphère des spécialistes, y compris dans le milieu scolaire,

    l’indispensable épreuve de vérité liée aux « situations réelles  » : à défaut, le discours s’enfle, les solutions sont plaquées…

    "il est en effet nécessaire de prendre en compte stratégiquement"… : or, concernant la méthode plusieurs voies utiles et possibles ont d’emblée été écartées, comme le renouveau de « fers de lance » qui pourtant ont fait leurs preuves ou suscité par le passé quelques espoirs. Cet abandon met en cause la perspective d’ « appropriation active » : une spirale vertueuse ? cette question est primordiale, mais l’impulsion d’une dynamique passe en effet par une refondation… de la manière de faire, notamment une « : déconcentration «  des conceptions et des méthodes. Or, il ne semble pas que cela soit à l’ordre du jour. 

    Manquons-nous à ce point d’idées ? Ou bien, où s’arrêtent les idées neuves ?

  • par Jean Agnès (xxx.xxx.xxx.42) 8 février 17:56

    "Ne faudra-t-il pas interroger les philosophes et les éthiciens sur la dimension morale de cette évolution ?"

    Nous voulons bien. Cela rappelle notamment Boris Rybak et ses distances avec Teilhard de Chardin ! Lire : http://pde.eklablog.com/boris-rybak...

    Mais la question mérite une forte mise en perspective, ne fût-ce qu’à partir du débat Gagnepain-Changeux. C’est extrêmement important, puisqu’il s’agit de mesurer les limites du "cognitivisme" et du néo-scientisme, et les possibilités d’une "bio-anthropologie".

    JA

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