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Au Conseil Régional d’Aquitaine s’est déroulé fin mai la 1ère édition du Printemps Numérique Atlantique, organisée par Mon Territoire Numérique en relation avec l’Aquitaine Europe Communication et la société O tempora. Ce forum des carrières digitales a proposé des conférences, des tables-rondes, des témoignages de professionnels et un salon de trois espaces : orientation, emploi/recrutement, formation. www.printempsnumerique.fr

Membre de l’Association Nationale des Acteurs de l’Ecole – An@e – www.acteurs-ecoles.fr je me retrouve ici, avec les professionnels qui présente leur métier et leur parcours en particulier dans les séquences « Vis ma vie ». Acteurs de la culture numérique, ils sont des acteurs dynamiques de l’éducation de notre écosystème numérique mondial.

A les écouter développer leur perception de notre société, au concept historique de « l’Ecole obligatoire » s’ajoute « l’adaptabilité obligatoire » que nous impose notre civilisation numérique et qui est une caractéristique des comportements des responsables d’entreprises et d’organismes de formation. Et je pense que nous devons d’autant plus nous adapter que l’accélération de nos comportements se confirme et devient une réalité que nos concitoyens doivent « absorber » en s’y adaptant.

L’écosystème numérique que nous vivons quotidiennement doit être intégré d’une façon mondiale. Pendant le forum nous avons entendu : évolution permanente, mutation de la société, transition digitale, révolution numérique intégrant les objets, individus, chantiers  connectés, robots, drones, biotechnologies, transhumanisme, cognitique, gestion de nouveaux temps, données, data, santé, commerce, culture, ... Souvent l’Amérique du nord est citée. Plusieurs fois nous avons entendu parler de la Silicon Valley ! Et même, pourquoi la France ou l’Aquitaine ne deviendrait pas à son tour...une Silicon Valley. Oui nous avons et nous connaissons la « Conquête de l’Ouest ». Il est temps d’y rajouter la « Conquête de l’Est et du Sud » : Asie, bien sur mais aussi l’Inde et certains pays d’Afrique.

Le travail fût au cœur des échanges. Il est frappant d’en parler via les entreprises, quelquefois de l’administration, peu des associations. Mais il était réjouissant de dialoguer avec des Start ups, des créateurs individuels, des responsables de tiers lieux, des auto-entrepreneurs, des développeurs, des stratèges.  Le mot qui émerge est celui de foisonnement, de  foisonnement créatif. Paradoxalement, à l’exception de l’éducation, les institutions étaient discrètes !

Des valeurs furent souvent exprimées au fil des mécanismes d’entraides partagées par les acteurs de la formation : échange de carnets d’adresses, rassemblement et partage des compétences, mutualisation, prendre du plaisir, l’échec n’est pas une fin mais permet de rebondir et de repartir. On a parlé du client, de l’usager, bref du citoyen qui est formellement le prescripteur exigeant du système en débat.

Les métiers du numérique ont bien évidemment été au centre des débats. On a parlé d’une large palette de métiers et les diverses études montrent qu’il en existe plus de cent, différents et complémentaires. Ceux de la médiation sont importants. Voir le Portail des Métiers de l'internet : http://www.metiers.internet.gouv.fr/

Les métiers de demain, présentation d'Antoine Chotard, chargé de prospective à Aquitaine Europe communication

Concernant les organismes de formation ils sont en expansion. Avec un absolu besoin de lisibilité. La formation est essentielle alors que plusieurs personnes ont demandé d’arrêter de former aux métiers d’hier, d’aider ceux qui sont en difficulté car ils sont en transformation avec l’arrivé du numérique alors que des opportunités existent. Universités, grandes écoles, cursus classique – primaire, collèges, lycées – organismes privés, bientôt la grande école numérique, tout bouge. L’adaptabilité est la force de ces lieux d’éducation.

Il faut cependant accompagner, rassurer, communiquer, « faire de la pédagogie ». Cette nécessaire culture transversale numérique oblige à articuler intelligemment les acteurs de l’entreprise, de l’éducation, de la société, de l’associatif et du politique. Nous exprimons ainsi les sphères du capitalisme, de l’humain, de l’idéologie, de l’entreprise, de l’associatif, bref du citoyen tout au long de la vie.

Nous avons intégré depuis longtemps et avec raison le « Siècle des lumières », nous devons rester maitre du nouveau « Siècle Des numériques ». L’histoire et l’innovation se rejoignent et construisent ensemble notre avenir ! Dans le cadre des nouvelles régions et avec l’appétence de l’avenir nous ne devons pas avoir peur de conquérir le monde des numériques.

Dernière modification le mardi, 16 juin 2015
Desvergne Marcel

Citoyen numérique migrant, vice- président de l’An@é, responsable associatif accompagnant le développement numérique.