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par An@é (son site) jeudi 30 juin 2011 - 1 réaction |

Construire son avenir avec un réseau social d’un nouveau type


Facebook vient de dépasser les 650 millions d’inscrits dans le monde dont 50% se connectent tous les jours, ce qui confirme sa position de leader des réseaux sociaux devant Twitter (200 millions de Twittos), LinkedIn (90 millions) et Viadeo (35 millions)[1]. Ainsi sur les 2 milliards d’internautes dans le monde, 32.5% d’entre eux ont au moins un compte Facebook. En France aujourd’hui, on compte 47 millions d’internautes dont 20.5 millions de comptes Facebook actifs.

 

Selon une enquête de l’URFIST sur les pratiques informationnelles des chercheurs (EPI de l’URFIST)*, l’utilisation de la documentation numérique est prédominante dans tous les milieux de la recherche. Mais existe-t-il des réseaux sociaux spécifiques adaptés aux besoins des chercheurs ?

 

La référence aujourd’hui dans ce domaine est sans conteste ResearchGate, qui, avec plus d’un million d’utilisateurs, s’est imposé depuis sa création en 2008 principalement aux Etats-Unis. ScienceFeed, considéré comme le Twitter scientifique permet de poster des messages courts et de publier ses flux Twitter et posts Facebook. Mendeley avec 1 million de membres est très utilisé pour sa gestion bibliographique. D’autres acteurs moins significatifs tentent de se trouver une place dans des disciplines spécifiques, comme Nature Network, Academia.edu, Sinapse, Science 3.0, BioMedExpert ou SSRN (Social Science Research Network) etc...

 

Malgré ces outils mis à leur disposition, les chercheurs utilisent encore peu ces réseaux. Cette même enquête démontre une évolution vers le numérique des habitudes de recherche d’information en science mais souligne également la très faible utilisation des outils numériques spécifiques comme la mémorisation en ligne des recherches (-5%), la syndication des contenus web (flux RSS par exemple) (-17%), les services d’alertes associés aux mots-clefs ainsi que des réseaux sociaux spécialisés.

 

Ainsi, il apparaît que l’utilisation massive d’internet par les scientifiques se fait majoritairement selon le modèle de l’utilisation grand public du net (Google pour 95% des répondants, 73% utilisent prioritairement Wikipédia, Google Scholar pour 45% des répondants….). En parallèle, pour la gestion des ressources, 43% des interrogés répondent n’utiliser aucun outil de gestion bibliographiqueet le navigateur de recherche est l’outil privilégié parmi ceux qui pratiquent la mémorisation des recherches.

 

Mutation de l’édition scientifique traditionnelle vers l’open access

 

L’édition scientifique traditionnelle peut-être associée aux termes suivants : travail gratuit des scientifiques, peer-reviewing, bouquets d’abonnements, prix exorbitants… qui laissent planer de nombreuses remises en question. En parallèle, plusieurs scandales : promotion de la vente d’armes, ghost-writers, fausses publications scientifiques… ont récemment ébranlé le monopole des grandes maisons d’édition. Des conflits d’intérêt ont été pointés du doigt et l’évolution des prix, alors que le monde économique connaissait une importante crise, a engendré d’importants boycotts des éditeurs de la part de grandes universités. Parmi les nouvelles pratiques scientifiques e-science, science collaborative … le dépôt d’article en open access prend toujours plus d’importance et pourrait être l’alternative aux maisons d’édition pour un système favorisant la diffusion mondiale de la science et l’accès aux publications par tous.

 

Le système se dirige inexorablement vers une nouvelle pratique de la science utilisant à profit les nouveaux outils numériques émergeants.

Par exemple 38% des répondants disent déposer leur production scientifique dans une archive ouverte. Ainsi, pour n’en citer qu’une, la mise en place du dispositif « HAL » en France en 2006, met à disposition des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés une archive ouverte pluridisciplinaire, destinée au dépôt et à la diffusion d’articles scientifiques. Ces dernières années ont vu apparaître diverses archives ouvertes spécialisées ciblant un domaine précis comme « PLoS ONE » recensant les publications de biologie et de médecine ou arXivpour les mathématiques, la physique… En parallèle, on trouve aussi de nombreuses bases de données spécialisées comme Biobanques, projets portés par l’INSERM pour faciliter l’accès aux bases de données biologiques et aux échantillons.

 

Ces multiples initiatives montrent une volonté de rapprochement des unités de recherche à l’échelle nationale et européenne par un effort de partage des données et des archives. Ces initiatives ont en commun les archives numériques partagées.

 

De l’utilisation personnelle vers un équipement institutionnel d’excellence

 

En France les réseaux sociaux ont été adoptés dans les habitudes individuelles de façon graduelle.

La transition vers la démocratisation des réseaux sociaux spécialisés et leur utilisation par de grandes institutions comme les universités et écoles d’ingénieurs et par des groupements d’institutions tels que les PRES (Pôles de recherche et d’enseignement supérieur) et pôles de compétitivité font l’objet de nombreuses réflexions. Elles sont issues d’une volonté sociale mais aussi d’un intérêt réel de la part de ces grandes institutions. Les bénéfices des réseaux sociaux sont apparus pour le milieu professionnel ainsi que pour le milieu de la recherche. L’accès à de nouveaux moyens de communication adaptés et à des outils de partage en archives libres favorisent la mise en commun des compétences, l’enrichissement des accès bibliographiques, et de manière globale, une amélioration de la communication entre les professionnels de la science.

 

MyScienceWork, un réseau social d’un nouveau type

 

MyScienceWork est un réseau social professionnel à destination des chercheurs et des ingénieurs de toutes disciplines confondues. Rassembler des scientifiques et les faire communiquer sur des sujets multidisciplinaires au sein d’un même réseau social. Tel est l’objectif de MyScienceWork.

 

Proposant une inscription gratuite, cette plateforme permet aux utilisateurs d’élaborer leurs propres fiches individuelles professionnelles. Chacun y intégrera son profil, son CV mais aussi la substance de son travail (mémoires, thèse, articles, livres, présentations de conférences, posters…). Des groupes de travail, des congrès, des évènements, des actualités mais aussi des annonces de travail spécifique au domaine scientifique seront mis à la disposition de chaque utilisateur.

 

MyScienceWork a également l’ambition de renforcer la diffusion de textes en open access aux scientifiques. 26 bases de données scientifiques clefs sont reliées au site proposant ainsi près de 100 millions d’articles en ligne, et la possibilité de les organiser dans sa propre bibliothèque personnalisée.

 

Cette plateforme communautaire multilingue (5) et multidisciplinaire (30) sera officiellement mise en ligne le 5 septembre prochain (version bêta disponible dès juin).

 

Le réseau MyScienceWork permet de renforcer les liens des utilisateurs avec des spécialistes de leurs thématiques de recherche mais aussi d’élargir leurs connaissances en communiquant avec des scientifiques du monde entier. Nous nous engageons à promouvoir une science horizontale, pour que la pluridisciplinarité ne soit plus assimilée à l’éparpillement des connaissances mais à une source de richesse. L’ensemble de l’équipe MyScienceWork se mobilise pour répondre au besoin de favoriser la communication, l’échange et les connaissances entre scientifiques.

 

Les fondateurs

Virginie Simon et Tristan Davaille, fondateurs de MyScienceWork

 

Virginie Simon- Docteur en nanotechnologies de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), elle a effectué sa thèse en convention Cifre en partenariat avec Nanobiotix, start-up de nanotechnologies contre le cancer et l’équipe UMRS838 de l’unité Inserm « génétique du cancer ». Elle est également ingénieur de l’Université Technologique de Compiègne (UTC) en génie biotechnologies. Elle a une expérience professionnelle de 3 ans en tant que chercheur dans le domaine des nanotechnologies. Elle a remporté des prix scientifiques et féminins comme le prix « Excellencia », trophée de la femme ingénieur high-tech (2008) ; le prix « Sensationnelles 2010 », promotion des femmes en sciences, membre de Femmes&Sciences et suit en parallèle de ses études scientifiques une licence ès philosophie de la faculté de Nanterre (Paris X). 

Tristan Davaille-Ingénieur financier diplômé de l’ESC Reims et d’une licence en économie et gestion à l’université de Paris XII. Passionné par les mutations du web, il a été directeur du contrôle de gestion chez Meilleurtaux.com, filiale BPCE.

Le Blog, un prolongement de la philosophie

http://blog.mysciencework.com/

MyScienceWork blog est dédié à l’édition de billets d’actualité autour de la recherche professionnelle multidisciplinaire. La ligne éditoriale consiste à réaliser une toile autour de thématiques scientifiques. Par exemple la recherche en nanotechnologies peut être expliquée du point de vue d’un biologiste, d’un chimiste, d’un physicien mais aussi par celui d’un sociologue, d’un philosophe etc. Approfondir les différentes facettes d’une discipline pour la rendre plus riche et donc complexe est le challenge relevé par notre équipe. Nous accueillons chaleureusement les contributions inédites et spontanées de nos lecteurs par le biais de la page "Soumettre un article" ou directement par mail à contact@mysciencework.com.

Nous suivre

Virginie Simon et Tristan Davaille


[1]Sources : Facebook, Twitter et Karalys.com

Réactions à la vidéo
  • par Nabella Leen (xxx.xxx.xxx.) 30 juin 2011 11:21

    L’article est intéressant mais "loupe" hélas quelques marches.


    L’article débute par une mise en avant des "problèmes" actuellement rencontrés dans la relation du monde de la recherche et du monde numérique : la trop faible utilisation/maitrise des outils existants (RSS, gestion de bibliographie ...).

    Lorsque arrive le "coeur" de l’article, la présentation de MyScienceWork, le sujet d’introduction n’est plus abordé. Je ne connais pas les fonctionnalités que possédera la plateforme, mais si elle permet un accès "facile" car unifié dans le "cloud" à des nouvelles méthodologies, ces nouveaux outils, il est dommage de ne pas en parler. La transition est manquée ...

    Autre point ... Attention à la problématique de l’Open Access. L’article met dans le même "sac" PLoS One et arXiv, alors qu’ils présentent une différence fondamentale : le premier est un journal en accès libre où les articles sont "reviewés", validés par les pairs ; le second est un dépôt d’articles "non publiés" sans validation requise.
    Il me parait donc important d’appuyer cette différence, car l’utilisation anodine de cette deuxième source peut entraîner de "graves conséquences" si des articles "erronés" entraînent des chercheurs dans une fausse piste.

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