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par Michel Guillou (son site) jeudi 1er novembre 2012 - 15 réactions |

L’école, la société, la curiosité et la déconnexion…


J’ai eu le grand plaisir d’assister le 30 octobre dernier à la journée de réflexion en forme de colloque célébrant le 500e numéro des Cahiers pédagogiques. L’occasion de retrouver ou de connaître enfin toutes celles et tous ceux que je croise, l’année durant, sur les réseaux sociaux. Que du bonheur !

Vous trouverez, grâce à Stéphanie de Vanssay, le « storify » de la journée derrière ce lien.

D’autres que moi tirent çà et là les conclusions de cette rencontre. Je ne m’y risquerai pas pour ma part et souhaiterais simplement revenir sur quelques « images » significatives, à mon avis, de la journée. Celles qui me semblent avoir du sens…

 

Notre ministre nous a fait une belle allocution, ci-contre en photo. Enfin, je suppose…

Je n’y ai pas entendu de grandes nouvelles pour l’école de demain non plus que senti le souffle de l’innovation — Vincent Peillon a pourtant annoncé la création du Conseil en charge de ce dossier. Sans doute n’étais-je pas trop bien réveillé…

 

Il a terminé par ces mots, généreusement applaudis :

« C’est bien à l’école de changer la société ! »

 

Si l’école a contribué très fortement, ces dernières décennies tout particulièrement, par une politique massive d’instruction publique, à former les citoyens autonomes et responsables que furent nos parents et que nous sommes, ce n’est plus vrai aujourd’hui, semble-t-il. En effet, et sans doute cela a-t-il échappé au ministre, une part importante des savoirs et des connaissances se construisent de nos jours hors de l’école. La société, dans tous ses pans, économiques, culturels, a pris, elle, résolument le virage du numérique. Nos enfants, les élèves de nos écoles, ont pour leur part des pratiques numériques massives. Où en est l’école, dans cette rapide évolution ?

 

M. le ministre, c’est bien maintenant à la société de changer l’école d’hier en une école numérique, innovante et moderne, pour former les jeunes citoyens numériques de demain.

 

Un peu plus tard, à l’occasion d’une transition, il nous a été donné d’entendre en vidéo, un remarquable travail de Thierry Foulkes, le point de vue de quelques grands témoins, parmi lesquels le toujours vif et lucide André de Peretti. Mais il est un autre témoin, Edwy Plenel, dont j’ai retenu une sentence :

« Il faut que l’école soit curieuse du monde ».

 

Ah ! La curiosité ! Un trait de caractère dont bien des maîtres ont regretté et regrettent encore qu’il soit si souvent absent chez certains élèves… Dans le propos de Plenel, cette phrase vient après un plaidoyer pour l’utilisation d’Internet et de ses multiples ressources à l’école. C’est bien donc une curiosité à l’égard d’une société et d’un monde très fortement marqués de l’empreinte du numérique dont Edwy Plenel voulait parler. Une manière pour l’école d’être changée par la société, d’éclairer aussi la réflexion pédagogique de la conscience du paradigme des nouveaux ressorts sociaux de l’information et de la connaissance…

 

Sur une table ronde consacrée justement à tenter de comprendre ces enjeux, où furent échangés à la fois les arguments convaincants et les lieux communs, on a entendu Luc Cedelle plaider pour le droit à la déconnexion. C’est son affaire et j’entends bien son propos, bien sûr. Parce que je suis un vil provocateur, j’ai envoyé le tweet suivant, plusieurs fois retweeté :

J’ai eu manifestement tort de me priver de mettre des trombines ;-) :) :D partout car Neoprofs a compris ma remarque au 1er degré…

 

Au-delà de la boutade, j’ai voulu néanmoins exprimer une réalité. Si nous, adultes, comprenons aisément ce que signifie « déconnexion » et, de manière corollaire, « connexion », au point que certains, comme Luc Cédelle, apprécient de pouvoir nettement séparer l’une de l’autre, ce n’est évidemment plus vrai pour les jeunes, comme d’ailleurs pour tous ceux d’entre nous qui sommes résolument engagés dans le numérique.

 

Quand sommes-nous déconnectés ? Quand nous regardons, dans un fauteuil, une télévision maintenant numérique et connectée ? Quand nous prenons un bain avec la radio numérique en fond sonore ? Quand nous nous promenons en forêt avec le téléphone dans la poche ? Quand nous sommes en montagne avec le GPS pour nous aider à trouver notre chemin ?

 

Quand les jeunes sont-ils déconnectés ? Jamais… Presque jamais. À peine les a-t-on privés de l’ordinateur familial qu’ils retrouvent, le soir, leur « smartphone » sous la couette. À peine rentrent-ils en classe qu’ils retrouvent, sous le pupitre, si le cours est ennuyeux, tous leurs amis connectés. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Je n’ai pas la réponse, bien entendu, mais voilà qui doit être à coup sûr pris en compte par les familles, qui ont acheté le terminal numérique en question, et par l’école qui doit — devra —, d’une manière ou d’une autre, s’en accommoder.

 

Luc Cédelle a-t-il raison ? Il fait comme il l’entend, bien sûr, mais est-il vraiment déconnecté quand il prétend l’être ?

 

Ah ! Une dernière chose aussi : le débat sous-jacent entre des supposés républicains et des non moins supposés pédagos m’a ennuyé au plus haut point. J’ai beaucoup réfléchi avant de de ne pas utiliser un verbe plus fort.

 

Et si on avançait, maintenant ?

 

Michel Guillou @michelguillou

Réactions à la vidéo
  • par Luc Cédelle (xxx.xxx.xxx.252) 1er novembre 2012 17:48

    Personnellement, je n’avais pas pris votre tweet au 1er degré et j’étais un peu étonné du mot "extrémiste" utilisé par Serge Pouts-Lajus, n’en ayant pas rencontré chez les enseignants "numéristes" (tiens, une nouvelle étiquette ?).

    Quant à la déconnexion, vous avez raison de provoquer à la réflexion, mais il me semble que vous donnez aussi, un peu, dans l’effet :

    1)Non, c’est vrai, je ne suis jamais, plus jamais (ou presque, ou de manière éphémère et inquiète)vraiment déconnecté. Ce serait là un luxe devenu inaccessible à un journaliste, dont personne ne comprendrait qu’il ne soit pas joignable en cas d’urgence. Peut-être, un jour, si je travaille assez longtemps pour que la crise de la presse ne soit plus qu’un souvenir...

    2)Vous jouez quand même sur les mots et faites comme s’il n’y avait pas ou plus de différence (ou seulement pour les vieux, ha, ha ! saperlipopette !)entre "connecté" et "déconnecté". Il n’y a plus de frontière stricte, mais il y a bien deux situations très différenciées. Etre connecté parce qu’on peut m’alerter ou me joindre est une chose, être scotché des heures durant sur ma TL Twitter et ses prolongements dévorants en est une autre.

    3) Vous oubliez que j’ai aussi souligné, avant de plaider pour le droit et pour des temps de déconnexion, que personne ne pourra ni déconnecter la société, ni déconnecter les élèves. Un lieu commun, certes. Et que mon propos s’inscrivait dans cet autre lieu commun (en tout cas dans la mouvance des Cahiers pédagogiques)qu’il faut enseigner la technique pour ne pas en être le jouet.

    4)J’ai également plaidé pour qu’on cesse de tourner en dérision ceux qui sont contre ou éprouvent de la méfiance à divers degrés. Je tiens cette méfiance pour compréhensible et respectable, et je crois que, sans aboutir au refus ni à un illusoire retrait de l’univers numérique, une certaine vigilance est nécessaire. L’idée que quand vous ne voyez pas ce qui est vendu, cela signifie que "c’est vous le produit" ne me semble pas absurde.

    5) Une dernière remarque [bienveillante et cordiale, je précise avec force smiley et smiley] qui risque de vous désespérer : le sempiternel débat entre "pédagos" et "républicains", ce débat dont tout le monde (et Vincent Peillon) répète à l’envi qu’il "artificiel" et "dépassé" ne cessera jamais. Car il n’est pas entretenu par les médias (seulement relayé par périodes) et il est aussi éternel que l’éducation, qui ne cesse de ballotter l’éducateur entre des priorités simultanées et contradictoires : ordre et désordre, règle et spontanéité, individu et collectif, connexion et déconnexion, etc.

    Et merci pour vos contributions, que je lis avec le plus grand intérêt !

    • par Michel Guillou (xxx.xxx.xxx.94) 1er novembre 2012 21:31
      Michel Guillou

      Merci Luc de vos remarques.
      Je vais y revenir en quelques lignes...

      1. Je ne veux pas revenir sur cette qualification d’extrémisme qui a tout de même surpris pas mal de monde... une certaine manière d’exclure et de disqualifier, ça évite de débattre...
      2. Si j’ai parlé des lieux communs qui ont émaillé cette table ronde, il ne m’a pas semblé qu’ils étaient dans votre bouche... Cela dit, il n’est guère facile de s’en préserver...
      3. Oui,je me suis laissé aller à l’effet... Mais mon propos n’était pas de faire un billet sur la connexion ou la société connectée mais de réagir à quelques « images » qui m’avaient marqué l’autre jour. Je vous promets d’essayer d’y réfléchir d’une manière plus approfondie dès que mes idées seront plus claires à ce sujet (voir ma réponse à Jean-Roch Masson sur mon blog).
      4. Je vous ai bien entendu pour ce qui concerne les autres propos que vous relevez, notamment votre souhait qu’on ne tourne pas en dérision ceux qui expriment une méfiance à l’égard de certaines dérives... Il n’empêche, il va de soi, et je l’ai souvent exprimé sur mon blog, l’éducation numérique (par, avec, via, au) est indissociable d’une éducation aux médias lucide mais résolument confiante, elle. Mais lucide. Et éclairée...
      5. Pour terminer sur le débat républicains/pédagogues, je voulais dire mon agacement qu’il soit ainsi sous-jacent à toutes nos réflexions. Pourtant, je crains que certains d’entre ces protagonistes, avec le numérique, doivent ranger leurs arguments dans les poubelles de l’histoire... Nous verrons bien.
      Un lien intéressant tout récent et éclairant à ce sujet sur Médiapart.
      Merci encore.

  • par Luc Cédelle (xxx.xxx.xxx.252) 1er novembre 2012 19:29

    Bonjour, Je ne comprends pas bien le mode de validation et de modération des commentaires ici. J’en ai laissé un long il y a quelques heures, que j’avais revu avant de le poster et avant d’avoir un message de validation. Et quand je l’avais rédigé, il y avait déjà 3 commentaires. Or, maintenant, non seulement je ne vois pas le mien mais les précédents ont également disparu...

  • par Prataine (xxx.xxx.xxx.42) 1er novembre 2012 19:44

    Merci au nom du comité pour cette publicité pour les Cahiers dits pédagogiques (qui ne le sont plus depuis longtemps) qui ont tout verrouillé depuis vingt ans. Vos raisons ne sont pas les nôtres. Le numéro cité est une catastrophe, avec cet aréopage de "néo-mandarins" publiant (et si peu de pédagogues ! un comble), qui ont assuré le désastre. Et s’entendraient à s’imposer comme pompiers incendiaires. Grotesque. Continuons ainsi, c’est le succès assuré !

    RJP

    P.S Que venait faire l’excellent de Peretti dans cette galère ?

    • (xxx.xxx.xxx.2) 2 novembre 2012 19:54

      Bonjour,

      Je suis rédactrice en chef aux Cahiers pédagogiques. Je veux bien avoir des exemples précis d’articles, et ce que vous leur reprochez, pour me rendre mieux compte. Je veux bien aussi savoir comment étaient d’après vous les Cahiers il y a vingt ans, et qu’ils ne sont plus d’après vous. Donnez-moi des numéros pour que je puisse m’y reporter et comparer.

      Nous faisons en sorte de toujours nous reposer des questions sur nos dossiers, nos rubriques, nos manières d’écrire et je suis donc toujours ouverte à la critique lorsqu’elle est constructive.

      Cordialement,

      Christine Vallin

      PS : Je n’apprécie guère de parler à des personnes sans identité. J’aime trop les gens et leur parole pour fréquenter les masques blancs. Merci donc de signer de votre vrai nom.

  • par Jean Agnès (xxx.xxx.xxx.42) 2 novembre 2012 10:39

    " Pour terminer sur le débat républicains/pédagogues, je voulais dire mon agacement qu’il soit ainsi sous-jacent à toutes nos réflexions. Pourtant, je crains que certains d’entre ces protagonistes, avec le numérique, doivent ranger leurs arguments dans les poubelles de l’histoire... "

    Confondant  : il y a longtemps que cette histoire n’existe pas pour les pédagogues et les "pionniers" (au fait, ils sont qui, selon vous ? question déjà posée, et qui tombe à plat ? Le "Rapport" en fait état, mais sans frais). Elle a été montée de toutes pièces par des polémistes friands de notoriété, relayés par les médias. C’est un exemple remarquable de la dérive du discours scolaire, et j’ai rencontré de grands pédagogues qui ne se reconnaissaient pas dans les excès du pédagogisme et les déversoirs idéologiques, ni dans les folies rétroactives des râleurs. Nous avons pendant des décennies travaillé sans tenir compte de ces inepties, et j’ai été très étonné, en revenant sur le terrain, après quelques temps de réussite aux affaires dans le domaine de la recherche et de l’action nationale et internationale en pédagogie des médias, de voir ce débat s’épanouir... pour le bien de qui ? Pas des enseignants ni des pédagogues, ni des chercheurs sérieux. C’est pourquoi il faut laisser cet épisode navrant de l’idéologie scolaire aux historiens - et ne pas en tenir compte. Le "numérique" n’a rien à voir là-dedans. JA

    • par Michel Guillou (xxx.xxx.xxx.94) 2 novembre 2012 23:35
      Michel Guillou

      Le numérique n’a rien à voir là-dedans, et c’est aussi ce que j’ai exprimé, je crois. Le débat est donc clos. Pour l’instant.

      Quant aux pionniers — on m’a dit que vous me pourchassiez à ce sujet —, que voulez-vous que je vous dise ? En les mentionnant, je ne faisais que reprendre les termes mêmes de la conclusion de la concertation. Qui sont-ils ? Puisque vous m’interrogez à ce sujet, je crois, pour ma part, qu’ils ne sont pas attachés à une époque et qu’il y a aujourd’hui autant de pionniers qu’il y a 20 ans...
      Une fois qu’on a dit ça, on n’a guère avancé et, surtout, on s’est éloigné du sujet de ce billet.
      Bonne soirée.
    • (xxx.xxx.xxx.2) 3 novembre 2012 07:59

      Bonjour,

      Une chose marquante pendant le colloque du numéro 500 des Cahiers, ce fut le moment du théâtre forum. Les comédiens ont invité les spectateurs à intervenir dans une situation de classe, comme le moment où l’on rend les copies, celui où l’on reçoit les parents ; moments parfois délicats, où l’on ne sait pas très bien comment faire. Ce qui était marquant c’est que dans l’action presque-vraie, le débat intellectuel pédagorépubli n’était pas d’une grande efficacité... Et à part un intervenant qui s’est situé de manière radicale, impossible selon moi de classer tel ou tel dans un camp ou dans l’autre. Fort heureusement ! Les tentatives étaient beaucoup plus fines, plus mêlées. Parce que nous sommes tous beaucoup plus fins et mêlés je crois.

      Peut-être avons-nous besoin par contre de garder un système de représentations des uns et des autres suffisamment simplifié pour nous situer plus facilement. "Je sais à quoi je ne veux pas ressembler. Je sais donc qui est mon ennemi. Je sais à qui je veux ressembler. Je sais qui est mon ami." Et peut-être que ces ressorts nous aident à agir mieux. Si c’est le cas, c’est bien de le savoir tout de même pour en sortir de temps à autres...
      Merci à vous de m’avoir donné l’occasion de re-réfléchir à tout cela !
      Christine Vallin

  • par Luc Cédelle (xxx.xxx.xxx.252) 2 novembre 2012 12:46

    Sur les questions techniques : merci aux responsables du site pour leur réponse. Ce n’est pas si grave, j’aurais pu me montrer simplement plus patient...

  • par Serge Pouts-Lajus (xxx.xxx.xxx.5) 2 novembre 2012 15:50

    Puisque c’est moi qui ai utilisé ce mot d’extrémiste, il me faut rappeler à quoi je l’ai référé : à un certain discours sur le basculement de l’école dans le numérique qui se retrouve sous des slogans que j’ai mentionnés (l’école sera numérique ou ne sera pas, la refondation de l’école sera numérique ou ne sera pas, il faut changer de paradigme, etc.) et que je qualifie effectivement de discours ultra. Le numérique comme seule voie possible pour que l’école s’en sorte n’est pas une opinion que je partage et j’ai marqué mon opposition dans un débat d’idées, c’est tout.

    J’ai aussi avancé l’hypothèse que la prédominance de cette position ultra s’explique par le fait que les « spécialistes des TICE » pensent « entre eux », y compris au CRAP, ce que j’ai toujours regretté. J’ai suggéré enfin ce qui me parait être une alternative raisonnable à cet extrémisme : s’appuyer sur les dynamiques locales d’appropriation du numérique et en particulier au niveau de l’établissement.

    Il n’y a aucun rapport entre l’extrémisme dont j’ai parlé et l’idée de déconnexion évoquée par Luc Cédelle. Que des personnes qui estiment passer trop de temps en ligne éprouvent le besoin de prendre du recul, c’est bien possible. Ici comme ailleurs, l’abus peut entraîner des désagréments... J’ai parlé d’extrémisme des idées, pas d’extrémisme de l’usage, Luc Cédelle non plus d’ailleurs. Nous ne parlions simplement pas de la même chose. 

  • par Richard J Prataine (xxx.xxx.xxx.42) 3 novembre 2012 08:02

    Bon, c’était de la provocation. Mais pensez à ceux qui ne sont pas dans le sérail, et à ce qui, vu de loin, s’est passé depuis plusieurs décennies et comment s’est produit le blocage de l’école. Je suis un fouineur d’actualité, pas un spécialiste. Je lis beaucoup, et votre numéro ressemble à une réunion d’anciens. Pourquoi pas, après tout, du moment que vous n’affirmez pas autre chose... RJP

    Richard J. Prataine, mon blog : http://prataine.canalblog.com (avec adresse de contact) ; mais il n’est guère tenu à jour, voyages obligent, c’est un petit exutoire parmi tant d’autres en temps difficiles, et vous paraîtra tout aussi insolent et naïf. Pour ce qui concerne l’école, j’ai eu des enfants : nous n’aimons pas Luc (Chatel, ou Ferry). Nous aimerions bien un monde sans. Mieux vaut en rire :
    http://prataine.canalblog.com/archi...

    • par Christine Vallin (xxx.xxx.xxx.2) 3 novembre 2012 11:11

      Bonjour monsieur Prataine,

      Merci de cette réponse plus mesurée et de l’indication de votre réflexion sur votre site.

      Je précise différentes choses.

      RP

      Bon, c’était de la provocation.

      CV

      Vous savez, je vois de très près le travail qui se fait dans les coulisses des Cahiers, bénévolement pour l’essentiel puisque nous ne sommes que deux permanents. Allez lire cela sur mon blog si vous avez envie.

      http://www.cahiers-pedagogiques.com...

      Et je n’apprécie guère que ce travail soit jeté aux orties. Qu’il soit critiqué, oui, mais pas balayé sans procès.

      RP

      Mais pensez à ceux qui ne sont pas dans le sérail

      CV

      Il n’y a pas plus de sérail des Cahiers que je ne suis la Reine (Christine) de la nuit. Pour tous nos dossiers un appel à contribution est lancé. Libre à chacun de proposer un article pour l’un d’eux ou pour les rubiques. Et moi je suis professeure d’éducation musicale en collège depuis 1990, au service du CRAP-Cahiers pédagogiques pour la deuxième année.

      RP

      Je lis beaucoup, et votre numéro ressemble à une réunion d’anciens. Pourquoi pas, après tout, du moment que vous n’affirmez pas autre chose...

      CV

      Pour le numéro 500 sur "Apprendre au 21e siècle", les coordonnateurs et le comité de rédaction ont choisi des personnes qui paraissaient avoir marqué sur le sujet. Nous trouvons plutôt pas mal que François Dubet, Philippe Meirieu, Michel Develay, Claude Lelièvre, etc. , grands noms à défaut d’être de grands anciens, aient accepté notre invitation à écrire. Anne Barrère, Laurent Ott, Annie Di Martino, Danièle Manesse ne me semblent sinon pas (encore !) de grands anciens. Pas plus qu’Annie Ernaux, Bruno Tardieu, Yves Reuter dans leurs entretiens, très personnels. Ni la trentaine de ceux qui ont apporté leurs témoignages, d’école, d’ailleurs, d’associations.

      Pour les autres dossiers, allez voir également de près si vous le souhaitez. Les sommaires sont tous là : http://www.cahiers-pedagogiques.com.... Vous verrez que l’on essaie d’équilibrer recherche et terrain, réflexion et pratique, exigence et légèreté. Je ne dis pas qu’on réussit toujours de A à Z. Mais on ne cesse d’essayer d’améliorer l’existant. Depuis 1945. J’estime que la formule de Plénel, "un petit miracle historique", est assez adapté.

      Je cesserai là l’échange, ayant un numéro 501 à boucler avec mon collègue Patrice Bride. Et pour cela, les colloques du 500, ça ne met pas en avance !

      Merci de votre attention courtoise.
      Cordialement,
      Christine Vallin

  • par Christine Vallin (xxx.xxx.xxx.2) 3 novembre 2012 08:46

    Bonjour,

    Merci pour ces précisions, Luc Cédelle et Serge Pouts-Lajus. Ca doit s’appeler une table ronde ouverte maintenant...
    Je me pose une question depuis mardi, après avoir vainement tenté, en animant, d’orienter les propos vers d’autres horizons, mais que twitter revenait dans les propos comme un aimant  : pourquoi est-ce twitter cristallise le dissensus ? Est-ce seulement au sein du CRAP ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un média extrêmement rapide, avec des codes de décryptage (je voyais passer les @ et # sur le mur de tweets au colloque des Cahiers et je me disais que cela devait avoir un effet répulsif et l’effet de repousser ce qui exclut) et d’éloigner ceux qui s’en sont emparés et les autres ? Est-ce pour d’autres raisons selon vous ?
    Bonne journée !
    Christine

  • par Jean Agnès (xxx.xxx.xxx.42) 3 novembre 2012 09:27

    L’historicité et les conditions méthodologiques de transmission de l’expérience experte sont deux points fondamentaux... Peut-on "apprendre au 21è s. " sans "grandes leçons ?" Sans "parcours de reconnaissance" ? Cela concerne par exemple les suites de l’éducation nouvelle, et les précurseurs récents du rapport pédagogique aux médias et aux NTIC : ils ne sont pas si nombreux ! Il est vrai que nous sommes encore en pleine crise de la transmission... Quant au numéro 500 des Cahiers pédagogiques, il m’a paru frileux de ce point de vue. Pour le reste, mon adresse est publique ou sur le site phileduc.

    PS Augusto Boal et Bernard Grosjean, c’est très bien !


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