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Dans ce Rendez-vous pédagogique de l’École branchée, Geoffroi Garon définit « fab labs », « makerspaces », « living labs » et badges numériques ! Article initialement publié sur l'Ecole Branchée.

Les « Rendez-vous pédagogiques de l’École branchée » sont des entretiens en baladodiffusion avec des acteurs du milieu scolaire d’ici et d’ailleurs. Dans cet épisode, notre collaborateur (et idéateur du concept) Marc-André Girard s’entretient avec M. Geoffroi Garon-Épaule. Il est à la fois chercheur universitaire (doctorat en communication) et entrepreneur en technologie éducative, principalement avec les badges numériques. Il est aussi administrateur de Communautique, qui est à la fois un living lab et fab lab.

Fabriquer n’importe quoi… ou presque !

Tout d’abord, dans l’entrevue, il rappelle ce qu’est un fab lab, mot provenant de l’anglais « fabrication laboratories ». Le mouvement fab lab est né il y a presque 15 ans au Massachussetts Institute of Technology (MIT). Concrètement, c’est un lieu physique où se trouvent des équipements à commande numérique qui permettent de fabriquer à peu près n’importe quoi! Ils sont tous connectés et manipulables à l’aide de logiciels de précision. Aussi, ce sont des espaces ouverts au public. Pas obligé d’être expert en technologie pour y aller : artistes comme ingénieurs, jeunes et moins jeunes, et bien sûr pédagogues s’y retrouvent. Il y aurait dans le monde 900 à 1000 fab labs reconnus par le MIT. Ceux-ci adhèrent à une charte, qui exige notamment l’ouverture au public et un volet éducatif.

M. Garon-Épaule poursuit l’entrevue avec des précisions concernant les makerspaces et les living labs, d’autres lieux ouverts largement inspirés du mouvement « Do It Yourself » (DIY).

Valoriser des compétences et des apprentissages avec les badges numériques

Par la suite, il explique ce que sont les fameux badges numériques. À la base, c’est une plateforme permettant de valoriser des compétences, des apprentissages. Le système de badges fait référence aux « écussons » émis chez les scouts, mais en version numérique. Ce sont donc des traces numériques d’apprentissages. Il explique qu’on les envisage généralement sous quatre types d’usages : la motivation, la certification, la valorisation, et l’entreprise.

Les badges numériques permettent de certifier, encapsuler les apprentissages informels. Il donne l’exemple d’un cours permettant d’apprendre à piloter un drone. On peut attester la formation par un système de badges, qui constitue alors une trace numérique encryptée, sécurisée.

Pour recueillir et montrer ses badges, on utilise un portfolio numérique, que Geoffroi Garon-Épaule compare à une sorte de CV de compétences qui peut bonifier un CV traditionnel. Pour lui, un système de badge est un « outil puissant, mais simple ».

Les badges numériques, les fab labs, les makerspaces… quel lien avec l’école? « Tout cela s’insère dans un contexte d’apprentissage tout au long de la vie et d’apprentissage de multiples façons », résume-t-il. Particulièrement, les badges permettent de valoriser des parcours différents chez les élèves, le parascolaire, etc.

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Badges et fab labs : Apprendre tout au long de la vie et de multiples façons

Marc-André Girard s’entretient avec Geoffroi Garon-Épaule
Chercheur en communication et entrepreneur en technologie éducative

 

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Audrey Miller
Dernière modification le lundi, 09 janvier 2017
Miller Audrey

Sur Twitter : @millaudrey
Audrey est rédactrice en chef de L'École branchée. Elle s'implique dans l'organisation d'EdCamp Québec et du Rendez-vous des écoles francophones en réseau (REFER), ainsi qu'au sein du conseil d'administration de l'AQUOPS. En dehors de cela, elle est consultante en communication et formatrice en technologie éducative.

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