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Parce que l’anticipation et l’innovation constituent la clef de voûte de notre développement, la Région a créé "l’Université du Futur" pour répondre aux grands défis du siècle. Dans le cadre de cet outil de réflexion et de prospective dédiée à la révolution numérique de la Région Nouvelle-Aquitaine, une rencontre a eu lieu au théâtre de l’Union à Limoges, le 30 novembre dernier.

Il y avait eu, au printemps,  l'intervention d'Antoine Petit, chercheur et président du CNRS et Pascal Picq, paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France lors du Débat : Intelligence artificielle, robots… faut-il avoir peur du futur ?

 

Alain Rousset, Président de la Région nouvelle-Aquitaine : " Dans un contexte mondial de changement ultrarapide, souvent anxiogène pour le citoyen –tant il bouleverse son quotidien et ses habitudes –, le besoin de pédagogie et de formation permanente devient plus indispensable que jamais. " Mise à jour " est le mot d’ordre de l’époque. Dans un univers numérique largement anglo-saxon, l’Université du Futur dispensera une vision francophone, humaniste et raisonnée des technologies de rupture qui impactent ou impacteront tous les domaines : économie, santé, mobilité, agriculture, sécurité, éducation ou encore culture."

3 Keynotes : Quelle place pour l’homme au siècle des machines intelligentes ? Comment réguler et gouverner l’intelligence artificielle ? La médecine du futur s’invente-t-elle chez nous ? 

3 Tables rondes : Révolution numérique : défis et opportunités pour nos territoires, Médecine 2.0 : le Docteur House du futur sera-t-il une machine de la Silicon Valley ? et Faut-il " mettre à jour " l’éducation ?

Faut-il " mettre à jour " l’éducation ? 

Cette table ronde a été  animée par David ABIKER avec Jean-Louis NEMBRINI, Vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, en charge de l’Education, Marie-Christine LEVET, Pionnière du net, présidente du fonds Educapital dédié aux EdTechs, Joseph MAKUTU, Proviseur du lycée professionnel Maryse-Bastié.

L’éducation est le dernier bastion à résister au tsunami numérique. Mais les enjeux et défis sont nombreux… Existe-t-un risque d’ubérisation de l’éducation par les acteurs privés et les Ed Techs ? Quelles sont les réformes les plus urgentes à mettre en place pour mieux former aux métiers de demain ? Faut-il, paradoxalement, favoriser l’étude des humanités et des « soft skills » dans un monde de plus en plus numérique ? N’est-il pas plus intéressant d’apprendre à décoder le monde qu’à coder des programmes informatiques ? "Mise à jour " est bien le mot d’ordre de l’époque, tous secteurs confondus.

Pour voir  ou revoir le débat :

https://u-futur.org/le-replay/

Marie-Christine LEVET confirme le temps de plus en plus important passé par les élèves devant les écrans. 

Il faut donc réconcilier les 2 modes : Technique et Humain. Les technologies doivent être au service de l’humain et nous ne devons pas laisser les enfants seuls devant les techniques.  Il faut les éduquer. L’innovation doit venir des jeunes entreprises du monde des EdTechs. Elle insiste sur le fait que l’I A peut donner un apprentissage adapté à chaque élève.

Jean-Louis NEMBRINI  rappelle qu’il existe 296 lycées publics et 164 lycées privés en Nouvelle-Aquitaine.

Et face à l’I A, il faut se former, toujours se former et ne faut pas changer pour les objectifs de l’école : " lire, compter, écrire " au cœur de la pédagogie. Dans un article de l’OBS de cette semaine, entretien entre Jack Lang, ancien ministre de l’Education nationale et Jean-Michel Blanquer, celui-ci rappelle qu’il insiste sur " lire, écrire, compter ET respecter autrui ".

Devant la réalité territoriale d’une région comme la N-A, il faut réhabiliter la politique éducative, les technologies doivent permettre d’aborder sereinement l’éducation.

Joseph MAKUTU, s’occupant d’une classe numérique en lycée, à Limoges, insiste pour que nous fassions confiance aux enfants.

L’I A nous apporte des réponses dans la formation de ces jeunes pour leurs métiers des années 2030. Elle est, en particulier, un moyen pour l’évaluation et surtout pour ne pas oublier que l’on va se former TOUTE LA VIE.

Jean-Louis NEMBRINI et Joseph MAKUTU insistent pour la réussite de l’école primaire et ils pensent que les moyens des lycées doivent aussi être transférés vers le 1er degré.

● Dans les futurs possibles, il faut toujours avoir la présence du livre et des fondamentaux de l’éducation rappelés plus haut.

● Une continuité est essentielle entre l’école et la maison. Même si 80% vont sur YouTube l’éducation donne  une priorité au numérique, ne pas oublier « Les Humanités ».

● Il est rappelé que l’IA sont avant des outils ET qu’il ne faut pas les confondre avec les fondamentaux de la société.

● Il faut  apprendre un métier ET  ne pas oublier les « devoirs du soir ». Il faut mobiliser l’ensemble de TOUS les mécanismes.

● L’école de demain, c’est avoir un esprit critique, s’organiser pour travailler en équipe, apprendre à communiquer et apprendre à la créativité. Ne pas oublier l’apprentissage manuel et le mettre en valeur.

● L’implication des parents est essentielle. L’ensemble de l’environnement de l’école est concerné. Ecoles, associations, structures éducatives sont dans le même cas : Comment devenir et rester des acteurs de demain ? Tous les acteurs de l’école sont impliqués.

● Il ne faut pas avoir peur du changement ! L’orientation le permet et nous permet de nous adapter au monde de demain.

L’Intelligence Artificielle OUI, mais il faut l’accompagner. Et son apprentissage est une voie d’excellence !!

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https://u-futur.org/le-replay/

Dernière modification le mercredi, 22 mai 2019
Desvergne Marcel

Citoyen numérique mobile, vice-président de l’An@é, responsable associatif accompagnant le développement numérique. Directeur du CREPAC d'Aquitaine,  Délégué général du Réseau international des universités d'été de la communication de 1980 à 2004, Délégué général du CI’NUM -Entretiens des civilisations numériques de 2005 à 2007, Président d’Aquitaine Europe Communication jusqu’en 2012. Président ALIMSO jusqu’en 2017, Secrétaire général de l’Institut du Goût de la Nouvelle-Aquitaine.

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