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Un ouvrage conçu dans le cadre d'une collaboration entre @IMT_BS et @ESADdeReims par Armen Khatchatourov, Olaf Avenati, Pierre-Antoine Chardel, et Isabelle Queval : " Le développement actuel des objets connectés et de l’Internet des objets (de la brosse à dents connectée au compteur électrique dit « intelligent »), soulève la question de leurs influences sur le sentiment d’être soi, sur la manière dont nous éprouvons notre corps ainsi que sur notre manière de vivre la sphère de l’intime ".

"D’une part, loin d’être de simples « interfaces » ou des « prolongements » du corps, des appendices en quelque sorte ajoutés à notre naturalité première – qui est elle-même à questionner dans sa prétendue évidence – ces objets contribuent à l’élaboration de nos identités.

Et il ne s’agit pas là d’accessoires, d’outils ou d’aides à cette construction, comme si cette dernière pouvait au final s’en passer.

Plus précisément, ces nouveaux artéfacts sont constitutifs de notre identité, ils font l’objet de ce que Gilbert Simondon a appelé une appropriation subjective. Autrement dit, nous ne pouvons plus aujourd’hui, du jour au lendemain, abandonner l’usage du téléphone portable, et considérer que notre identité sera la même, c’est-à-dire notre vie intime et subjective, notre rapport au monde, à l’espace et au temps, aux autres, etc. Il serait bien difficile de revenir à une vie d’avant ces objets connectés que sont nos téléphones portables dits « intelligents ».

La formule même d’appropriation subjective signale une interaction constante entre l’humain et l’objet, interaction dont les pôles finissent par être indiscernables tant l’un nourrit l’évolution de l’autre. Nous sommes nourris des objets, comme ils le sont de nous et, désormais, de nos données."

https://www.pressesdesmines.com/produit/corps-connectes/

An@é

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