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Paris, 4 juillet – À l’occasion de leur rencontre à Sèvres (France) sous présidence française du G7 et avec la participation de la Directrice générale de l’UNESCO, les ministres de l’Éducation des pays du G7 ont adopté une déclaration pour « s’unir contre le harcèlement sous toutes ses formes, déclarer que le respect constitue un principe fondamental pour tous, et aider à garantir que nos écoles soient des espaces sûrs et accueillants pour tous les élèves ».

« Le harcèlement scolaire est inacceptable et prend de l’ampleur en ligne. L’UNESCO est engagée dans la lutte contre ce fléau qui mine l’éducation, brise des vies, abîme des enfances et compromet l’avenir. Nous disposons de données solides et de lignes directrices pratiques, nous devons maintenant intensifier nos efforts avec tous les États membres, y compris du G7, pour lutter contre le harcèlement scolaire », a déclaré Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, au cours de la réunion ministérielle.

En tant qu’institution chef de file des Nations Unies pour l’éducation, l'UNESCO œuvre à prendre la mesure de la prévalence, des formes et de l’impact du harcèlement scolaire. 

L’UNESCO a construit un indicateur harmonisé qui permet d’évaluer la situation d’un pays à l’autre et travaille sur cette base à renforcer la législation, à former les enseignants et à combattre la violence et le harcèlement scolaires.

L'UNESCO salue la déclaration du G7 et appelle tous les pays à intensifier leur lutte dans ce domaine.

Le harcèlement scolaire concerne tous les pays et touche de nombreux enfants et de jeunes. Selon le dernier rapport de l'UNESCO intitulé « Derrière les chiffres : en finir avec la violence et le harcèlement à l’école » [https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000368997] (2019), près d’un élève sur trois dans le monde (32 %) a été victime de harcèlement par ses camarades à l’école au moins une fois au cours du mois dernier. Le harcèlement scolaire est encore aggravé sur les réseaux sociaux. Qu’il soit psychologique, physique ou sexuel, le harcèlement, y compris en ligne, est un problème grave et menace la qualité de l’éducation et la confiance en soi.

L’UNESCO a identifié un certain nombre de facteurs qui contribuent à l’efficacité des réponses nationales, notamment la volonté politique aux plus hauts niveaux de décision, la collaboration entre le monde éducatif et les autres ministères et la formation des enseignants. L'UNESCO se joint à la proposition française d’organiser une conférence internationale à Paris en 2020 sur ce thème. L’UNESCO proposera à ses Etats Membres l'adoption d'une journée internationale contre le harcèlement scolaire.

https://fr.unesco.org/news/nouvelles-donnees-sont-devoilees-lors-du-forum-mondial-harcelement-lecole

Dernière modification le vendredi, 05 juillet 2019
An@é

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