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Le XXe siècle, le siècle le plus barbare de l’histoire de l’humanité

L'humanisme, fondement de nos valeurs depuis cinq siècles,  n'a pas su nous épargner les paroxysmes de l'horreur humaine, qui marquèrent au fer rouge le XXe siècle. Jamais les hommes n'ont connu tant de progrès scientifiques et tout à la fois tant de tueries et  d'autodestructions si systématiquement organisées, avec tant de démesure technologique.

 

Il semble que le progrès scientifique et technique ne s'accompagne d'aucun progrès de l'esprit humain; de sorte que la puissance matérielle fulgurante dont l'homme dispose désormais favorise ces dérives monstrueuses, sans que la conscience des uns puisse endiguer les pulsions  destructrices des autres. Espérons seulement que le pire n'est pas à venir pour le 3e millénaire, car rien n'est moins sûr…

La culture scientifique et technique est devenue un enjeu majeur de la culture générale

Notre culture humaniste héritée du XIXe siècle doit donc s'ouvrir à la science et à la technologie. C'est aussi une nécessité économique pour les chefs d'entreprises.

 La culture scientifique et technique, telle que nous l'entendons, c'est l'ensemble des activités culturelles et sociales de vulgarisation scientifique, technique et industrielle, qui sont proposées aux citoyens (enfants et adultes) dans les médias,  les musées, ou lors d'événements publics, au-delà des institutions scolaires ou universitaires de formation et de recherche.

En ce qui concerne le théâtre, la musique, la danse, les arts et les humanités, on comprend bien de quoi il s'agit. Et c'est une part importante de nos loisirs. En ce qui concerne la science et la technologie, cela paraît encore à beaucoup une activité rébarbative ou réservée à des spécialistes. La plupart d'entre nous demeurons fixés sur notre tradition  "humaniste", malgré son échec face à la barbarie de notre siècle, sans faire l'effort nécessaire pour l'élargir aux grands défis de la science et de la technologie.

Dernière modification le mardi, 19 mai 2015
Fischer Hervé

Titulaire de la chaire Daniel Langlois des technologies numériques et des beaux-arts à l’Université Concordia de Montréal, responsable de la conception d’un Médialab québécois, Hexagram, en consortium entre les universités Concordia et UQAM (2000-2002). Il est actuellement professeur associé et directeur - fondateur en 2006 de l’Observatoire international du numérique à l’UQAM, artiste multimédia et fondateur de « l’art sociologique » président de la FIAM. 

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