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Dans le cadre du partenariat An@é - Educavox et le Carrefour de l'Innovation sur Educatice 2019, nous publions des interviews de ceux qui vont faire le Carrefour de l'Innovation pendant les 3 jours du salon. 

Jean-François Cauche est membre du conseil d'administration de l'An@é, et vous pourrez le voir en vrai vendredi 22 novembre à 13h et à 15h dans l'espace atelier du Carrefour de l'Innovation, il animera "Comment parler machine, entretien avec Micro:bit".

Un seul conseil : ne ratez pas votre chance !! 

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Jean-François CAUCHE. Je suis consultant-formateur-animateur en numérique éducatif et artistique. Plus simplement, cela signifie que je suis un acharné du hacking technique et pédagogique et de la bidouille numérique.

Qu’évoque pour vous l’innovation pédagogique ? En trois mots ? En un paragraphe ?

Différence. Expérience. Curiosité. Pour ma part, l’innovation pédagogique me permet de sortir du cadre classique et de raccrocher des publics qui ne se sentent pas à l’aise dans le système scolaire classique. C’est une façon de présenter autrement le « savoir » et l’apprentissage, d’expérimenter et de développer la curiosité des enfants et adolescents.

Est-ce qu’il est facile d’innover aujourd’hui selon vous ? Pourquoi ?

Les maîtres mots de l’innovation sont liberté et confiance. On ne fait rien sans cela. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi mais de se sentir suffisamment à l’aise et épaulé pour pouvoir faire des expériences. À mon sens, nous sommes trop souvent dans l’innovation timide, qui n’est plus de l’innovation. On présente des choses « innovantes » alors qu’elles étaient il y a 10 ans. L’innovation pédagogique à la française s veut trop sécurisée. Il n’y a donc plus de prise de risques et donc plus d’innovation.

Quelle animation venez-vous proposer sur le Carrefour de l’innovation pédagogique ?

Je suis tombé amoureux du Micro:bit, un petit dispositif électronique, mini-ordinateur de poche, créé à des fins d’apprentissage par la BBC. Il permet de toucher à différents domaines du numérique et éveille la curiosité des enfants. Je vais donc présenter ce dispositif, montrer son fonctionnement basique et présenter quelques exemples d’utilisation en classe.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de transmettre votre animation au travers du Carrefour ?

Bis repetita. Une super ambiance l’année dernière, un espace véritablement convivial donc plus que jamais l’envie de revenir.

Pensons énergie positive : quel message avez-vous envie de faire passer aux enseignants ?

Simplement une des valeurs du hacking : c’est quand on nous dit que c’est impossible que cela devient intéressant. Il ne faut jamais s’arrêter face à un mur car il existe toujours une solution.

Est-ce que vous voulez partager des initiatives que vous souhaitez mettre en lumière ? Les vôtres ou celles de collègues qui vous ont marqué ?

Je pourrais m’étendre pendant des heures… Mais ce qui me marque le plus en ce moment, ce sont les activités que l’on peut mettre en place dans les musées, où les enfants peuvent remixer, créer des oeuvres, des outils de médiation et leur permet d’envisager le musée comme un espace totalement novateur et non plus sous l’angle de la visite un peu trop figée. J’aime beaucoup aussi travailler avec les enseignants de diverses matières sur la partie storytelling des interventions. Nous ne mettons pas le savoir en avant mais il est induit par les activités et ludifié. Ainsi par exemple nous créons les décors d’un jeu vidéo à l’aide de code génératif, ce qui oblige à apprendre la programmation mais aussi à connaître sa géométrie. Les théorèmes deviennent algorithmes et l’apprentissage se concrétise.

Dernière modification le lundi, 02 décembre 2019
Elbaz Jennifer

Vice-présidente de l'An@é.

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