fil-educavox-color1

Les "turbulences" provoquées par la publication le 24 janvier dernier du décret sur l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires a semble-t-il pour l’instant fortement occulté toute communication sur le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la république qui est présenté au Parlement.
La réforme des rythmes scolaires qui ne fait l’objet d’aucun article du projet de loi mais est toutefois explicitée dans le document annexe, apparaît même aujourd’hui par l’accélération de l’effet médiatique comme l’essence même du projet.

Qu’en est -il véritablement ? S’il est important de se préoccuper des raisons qui rendent la modification des rythmes scolaires au primaire si sensible, ne peut-on également analyser les changements pour l’école que portent les 53 articles de ce projet de loi et qui doivent la "refonder" ?

A bien des égards ce projet de loi rappelle la loi d’orientation du 10 juillet 1989. Le contexte politique bien sûr et l’idée même d’orientation et de programmation qui ouvre nombre de chantiers à venir mais pas uniquement. C’est de la place de l’éducation dans la société et du rôle de l’école dans le développement économique et social du pays qu’il s’agit. Car l’école républicaine était devenue une école où les enseignants n’étaient plus formés, où les suppressions de postes dictées par une seule logique comptable désorganisaient et appauvrissaient le fonctionnement pédagogique des établissements mais surtout avec des indicateurs révélant de piètres performances et des inégalités croissantes.

Afin d’étudier plus au fond les axes forts de ce projet de loi, l’An@é a demandé à Françoise CARTRON, rapporteur du projet de loi au Sénat d’apporter les éclairages nécessaires.

Sénatrice de la Gironde, Vice présidente de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication dans la Chambre Haute, Françoise CARTRON a été Maire, Vice Présidente du Conseil Régional d’Aquitaine, en charge de l’Education, donc des lycées, et a exercé les fonctions de Directrice d’école.

Réalisée sous les lambris du palais du Luxembourg cette interview tente de faire l’analyse des points forts du projet de loi, des choix qui ont été faits par le Ministre de l’Education Nationale et des possibles amendements que le Sénat pourrait apporter à ce texte.

Ainsi l’école primaire, le collège, la formation des professeurs, le numérique sont ils abordés avec pour filtres, la lutte contre le décrochage scolaire, l’égalité des chances, le nouveau rapport à l’élève, l’égalité républicaine sur les territoires, l’apprentissage de la liberté et le bénéfice pour chaque élève de l’ouverture sur le monde.

Claude TRAN



Dernière modification le lundi, 27 octobre 2014
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc, chef d’établissement en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis administrateurà l'An@é, actuellement administrateur Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.