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Quinze jours (du 6 au 21 octobre) pour motiver enfants, parents, animateurs et enseignants à apprendre à coder : à l’école bien sûr, mais aussi avec plusieurs associations et startup partenaires. 

Le lundi 15 octobre 2018 nous étions conviés au 110 bis (Lab de l’innovation) du Ministère de l’Éducation Nationale pour le lancement officiel de la 6ème édition de la Semaine européenne du code ou « Code Week » en présence d’ « ambassadeurs » bénévoles.

Six ateliers d’initiation à la programmation informatique étaient proposés à 50 élèves (CM1 et CM2) de deux écoles primaires accompagnés de leurs enseignants.

Ces ateliers étaient encadrés par la Ligue de l’Enseignement accompagnée de cinq startup ou associations : Colombbus (Declick.net), Simplon.co, Toxicode, Tralalere et Voyageurs du Code (Bibliothèques sans frontières).

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Les enfants s’affairaient à la programmation de petits robots motorisés, à des défis visant à réaliser des jeux, à donner vie aux scénarios de programmation, ou encore à réfléchir au meilleur moyen de commander les actions selon une logique précise de programmation. 

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Prenant une part très attendue à cet événement, le ministre Jean-Michel Blanquer s’est joint aux enfants pour participer aux ateliers et rencontrer enseignants et animateurs. 

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Cet événement n’est en réalité que l’un des éléments de l’initiation au codage, puisque tous les intervenants que nous avons rencontrés sont actuellement investis dans plusieurs programmes soutenus par l’État et le ministère de l’Éducation nationale. Quelques-uns des acteurs éclairent pour nous le contexte de cette opération.

Ainsi, Pierre Lancien, de Toxicode, qui coordonne l’événement nous parle des différentes animations qui seront menées dans les écoles, les municipalités, les associations durant la quinzaine consacrée au Code.

Catherine Rolland (Tralalere), chef de programme Code-Décode (Créer pour comprendre le monde numérique), l’un des projets de l’École du code, nous expliquait comment au travers d’une collection d'applications, est proposé un dispositif de sensibilisation, d’initiation et de formation au code et à la culture du code pour les enfants et les adolescents, dispositif qui regroupe une offre de formation, des outils clé en main et un accompagnement dédié..

Aujourd’hui le code est institutionnalisé par le ministère, puisque l’apprentissage figure dans les programmes officiels dès le CP.

Au collège la matière est inscrite aux programmes de mathématiques et de technologie, notamment grâce à l’usage su logiciel gratuit Scratch (développé par le MIT). Les compétences visées vont de la production d’algorithmes simples à l’écriture et l’exécution d’un programme au niveau du Brevet des collèges (« Un exercice de programmation informatique, en lien avec les nouveaux programmes de mathématiques et de technologie »).

Créée en 2013 par la Commission Européenne, cette initiative ne cesse de prendre de l’ampleur. L’an dernier, plus d’un million d’enfants ont participé à prés de 20.000 événements organisés dans 67 pays en Europe et au-delà. Cette année, 26.000 événements sont programmés.

La Code Week nous fixe pour objectifs « d’apprendre à coder afin de comprendre le monde en mutation rapide qui nous entoure, de mieux appréhender le fonctionnement de la technologie et de développer les compétences et les capacités nécessaires pour explorer de nouvelles idées et innover. Apprendre à coder nous permet de mener à bien nos projets, aussi bien dans un cadre professionnel que ludique. Qui plus est, le code nous aide à développer notre créativité et à travailler de façon collaborative avec des profils talentueux, près de chez nous comme à l’autre bout du monde. »

Et on pratique ici la reconnaissance des compétences via un certificat de codeur ou de codeuse, c’est selon !

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Pour faire entrer enfin l’école dans l’ère du numérique, il faut donc aussi apprendre à coder … et pas seulement à l’école, car la Semaine du Code nous concerne tous !

Michel Pérez

Dernière modification le mardi, 30 octobre 2018
Pérez Michel

Président national de l'An@é. Inspecteur général honoraire de l’éducation nationale (spécialiste en langues vivantes). Ancien conseiller Tice du recteur de Bordeaux, auteur de nombreux articles et rapports sur les usages pédagogiques du numérique et sur la place des outils numériques dans la politique éducative.

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