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On pourrait rappeler la définition du CNRLT pour l’adjectif complexe : « Composé d'éléments qui entretiennent des rapports nombreux, diversifiés, difficiles à saisir par l'esprit, et présentant souvent des aspects différents. »[1] Comme toute définition du genre dictionnaire (formulation nécessairement brève), elle a du mal à caractériser avec précision la notion ciblée. En reprenant la tradition de la Physique, nous appuierons une approche de définition sur une caractérisation préalable


[1] (https://www.cnrtl.fr/definition/complexe).

Cet article constitue une mise à jour d’un travail sur la complexité qui se précise, se complète peu à peu (1999, 2003 2018b notamment).

L’une des idées de base étant que la modélisation du fonctionnement d’une société par le schéma en trois moments (théorie de l’institution), à condition de boucler le troisième moment sur le premier, décrit une dynamique de système autopoiétique (cf. Varela). Dès lors, les boucles autopoiétiques étranges proposées par Varela peuvent être adaptées à la modélisation d’une société, enrichissant la reprise du co-engendrement des éléments et de la forme (Barel et Castoriadis) - caractéristique, d’après ce dernier, de la complexité.

Traditionnellement, en Sciences physiques, on procède à la caractérisation d’une grandeur avant d’énoncer sa définition (on affine les bords de la notion avant de la porter au concept).

Nous commencerons donc par rappeler le travail de caractérisation opéré par Le Moigne et par Morin. Nous rappellerons ensuite les propositions de Nicolis et Prigogine, puis de Castoriadis. Nous poursuivrons avec l’intervention des boucles autopoiétiques étranges. Pour la discussion, nous aborderons enfin la question du lien invariant-concept (Vergnaud) au sujet de la complexité.

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Références

Sallaberry JC, “ Théorie des systèmes et théorie de l’institution : la rencontre de deux paradigmes ”, L’année de la recherche en sciences de l’éducation n°1999, p.5-25, 1999.

Sallaberry JC,. Théorie de l’institution et articulation individuel-collectif, in Actualité de la théorie de l'institution — hommage à René Lourau s/d Ardoino, J., Boumard, P., Sallaberry, JC., Paris, L'Harmattan (Cognition et Formation), p.75-110, 2003.

Sallaberry JC. & Claverie B., Introduction aux sciences humaines et sociétales, Paris, L’Harmattan (Cognition et Formation), 2018

Dernière modification le mercredi, 27 octobre 2021
Sallaberry Jean-Claude

Professeur émérite à l'université Montesquieu-Bordeaux IV.  Professeur de sciences physiques en lycée (20 ans), puis professeur des universités (sciences de l'éducation et science de la cognition) durant 20 ans, Directeur de l'IUFM d'Aquitaine pendant 7 ans 1/2.

Centrés sur une théorie des représentations, ses travaux explorent les phénomènes de la cognition et de la culture en modélisant l'articulation du niveau logique individuel et du niveau logique collectif.  Il publie notamment sur les thèmes “représentation et cognition“, “didactique des sciences“, “dynamique des groupes“, “théorie des système et théorie de l’institution“.

Co-rédacteur en chef de la revue L’Année de la recherche en sciences de l’éducation, il co-dirige, chez L’Harmattan, la collection “Cognition et Formation“.