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Par Marie-Christine Lipani, Maître de conférences et Catherine Pascal, Ens-chercheure MCF 71U. Bordeaux Montaigne MICA : La communication, au sens de transmission, est l’essence même de la science. « Ai-je besoin de dire que dans la science, expliquait Lacan, à l’opposé de la magie et de la religion, le savoir se communique »1.

Autrement dit, il est de la responsabilité des scientifiques de faire connaître et de partager les résultats de leurs travaux et de leurs découvertes au grand public, d’autant plus que la science, d’une part, est partout dans notre quotidien. De nouveaux procédés techniques et innovations en tout genre rythment sans cesse notre vie et nos organisations sociétales.

D’autre part, la finalité de la science est aussi d’accompagner les individus lorsqu’ils sont exposés à de nouvelles vulnérabilités tels que les virus ou risques environnementaux et existentiels, par exemple. Dès lors dans de telles situations, l’information des citoyens et des citoyennes est primordiale et légitime. Le comportement des publics lors du confinement2 consécutif à la crise du coronavirus le confirme. La crise du Covid-19 a représenté en moyenne près de 74 % de temps d’antenne sur les chaînes d’information en continu pendant le confinement (Eutrope, 2020) et les médias audiovisuels ont réalisé des taux d’audience assez remarquables pendant cette période3.

Loin de nous l’idée d’analyser ici le traitement médiatique de la crise du Covid-19, cependant, cet exemple permet, en partie, de se faire une idée plus précise des enjeux de la médiatisation de la science et des scientifiques.

Plan :

Un contexte spécifique

La responsabilité des scientifiques à communiquer davantage sur leur « savoir » est d’autant plus grande qu’il y a aujourd’hui une situation spécifique liée à notre époque où le numérique et plus particulièrement les réseaux sociaux ont introduit une immédiateté de publication des données quelles qu’elles soient et une logique de la transparence à tout prix, entraînant une forme de régime totalitaire et uniforme de la communication où tout se vaut (Leguil, 2018). La légitimité des discours « autorisés », ceux des institutions, des médias, des politiques et des scientifiques est maintenant remise en cause et les contenus des discours sont révélateurs d’enjeux multiples qui brouillent le message ou dessein essentiels.

Les scientifiques, toutes disciplines confondues, et leurs institutions sont donc, plus que jamais, poussés à faire savoir leur savoir-faire, à promouvoir, au-delà de la communauté scientifique, les actions réalisées, les travaux entrepris et les résultats obtenus, les recherches et les expérimentations en cours. Tous les acteurs et toutes les actrices du monde de la recherche, celles et ceux qui pilotent les institutions et les revues scientifiques valorisent une science de plus en plus « ouverte », c’est-à-dire accessible à toutes et à tous. Ce qui se traduit, entre autres, mais pas uniquement, par la mise en ligne de communications scientifiques en accès libre et par l’ouverture des colloques universitaires à des professionnels et professionnelles issu.e.s des terrains d’action.

Cependant, cet engagement dans la communication qui n’échappe à personne et qui permet aussi de mieux se positionner pour obtenir des financements, passe inévitablement par la médiatisation, c’est-à-dire le recours aux médias, et du coup se posent avec acuité des questions essentielles. Comment les scientifiques peuvent-ils mieux communiquer sur leurs travaux et être ainsi davantage impliqués au cœur des débats publics et politiques ? La place des chercheurs est-elle dans les médias ? Médiation, vulgarisation, ouverture des savoirs à partager et médiatisation, sont-elles difficiles à mettre en œuvre ?

Une plus grande demande médiatique

La médiatisation du chercheur.e ne va pas de soi. En effet, nombreux sont, encore aujourd’hui, les scientifiques et les universitaires qui gardent leurs distances avec les médias, redoutant, entre autres, un dévoiement, voire une simplification d’un discours, d’une pensée et d’une démarche complexes.

Pourtant, les temps ont changé.

Les enjeux de la médiatisation se sont révélés plus forts et plus subtils, voire plus pertinents. La médiatisation de la science et celle du chercheur ont pris un sens nouveau aussi bien pour les acteurs et actrices de la science que pour les médias.

Des chercheur.e.s se sont davantage familiarisé.e.s avec les logiques médiatiques et les attentes des journalistes. Ces derniers et ces dernières désormais plus diplômé.e.s et plus formé.e.s sont aussi plus sensibilisé.e.s aux disciplines scientifiques, voire plus attentifs et attentives aux apports de la science. La demande médiatique a évolué. En effet, si les médias ont toujours accordé beaucoup de place aux témoignages dans leurs récits journalistiques parce qu’ils incarnent les sujets de reportage et donnent une touche d’émotion, les discours d’expertise et les discours du « savoir » ont pris de plus en plus d’importance dans les contenus médiatiques, offrant, dans la mesure du possible, une approche différente et distanciée, un peu plus de démonstration, d’explication et de rationalité dans des situations parfois confuses voire douloureuses.

Par ailleurs, certains nouveaux médias, en ligne, à l’image du site The Conversation notamment, ont inventé avec les scientifiques de nouvelles collaborations, laissant ainsi aux savants le soin de décrypter l’actualité et de transmettre leurs analyses à l’ensemble de citoyens et citoyennes (Lipani, 2019). De même, l’usage de certains outils de communication (blogs, carnets de recherche, vidéo…) et le recours à de nouveaux médias numériques comme YouTube par exemple, pour de nouvelles générations d’universitaires et de scientifiques, est devenu plus régulier et plus simple. La science s’est ouverte.

Dans le même temps, les attentes et les pratiques des publics des médias se sont transformées.

Un public devenu de plus en plus exigeant et curieux, de plus en plus soucieux et attentif aux évolutions, aux mutations sociales et aux enjeux liés au vivre ensemble. Un public, dans son ensemble, assez consommateur de médias et de technologie et qui multiple les sources d’information. Un public, également de plus en plus formé et qui, assez souvent, ne redoute pas les discours un peu plus complexes.

Une autre visibilité

Si toutes les sciences et toutes les disciplines académiques d’une manière générale, ce sont, au fil des ans, plus ou moins engagées dans un grand mouvement de communication, l’action semble plus risquée pour les sciences humaines. Elles paraissent, en effet, plus exposées à la critique ou à la controverse, ce qui ne simplifie pas la tâche des chercheur.e.s souhaitant donner plus de visibilité, ou du moins, une autre forme de visibilité à leurs travaux.

Une autre visibilité.

C’est bien de cela qu’il s’agit quand on questionne les enjeux de la médiatisation des chercheur.e.s. Une visibilité telle une forme de reconnaissance, qui ne se substitue en rien à celle de l’institution universitaire et à celle des pairs toujours indispensable, validant ainsi la scientificité de la posture et du travail, mais qui concourt, du moins est-ce notre conviction, à l’engagement du chercheur.e dans l’espace public (Pascal, 2019). Nous voulons dire par là que la médiatisation des recherches scientifiques et la médiatisation du chercheur.e permettent d’incarner et de valoriser le travail scientifique, de propulser autrement le chercheur.e au cœur de la société, et peut-être, de créer de nouveaux liens. Il ne s’agit pas ici, loin de là, de promouvoir une vision simpliste et optimiste de la médiatisation, mais la science ne vaut que si elle est partagée et les enjeux sont majeurs. Il s’agit, en fait, au-delà de la médiatisation en tant que telle et de ses risques et autres égarements éventuels pour le scientifique, de questionner plus précisément le sens de la médiatisation du chercheur.e, dès lors qu’on le/la place comme partie prenante de la société qu’il/elle observe et sur laquelle il/elle produit des données.

Si la médiatisation du scientifique peut, peut-être dans certaines situations, modifier son rapport à sa communauté d’appartenance et ses rites d’intégration, avoir ou pas une influence dans sa carrière, du moins dans ses choix scientifiques, théoriques et méthodologiques, et sur son propre espace de liberté créatif, la « mise en média » (Boukacem-Zeghmouri, Rodriguez Bravo, 2020) de sa posture et de son approche participe bel et bien à l’amélioration des conditions de diffusion des savoirs et n’est-ce point là une action clé de sa mission sociale ? (Mattart, 2006).

C’est bien la circulation des savoirs, qui est aussi partie prenante de la déconstruction des inégalités sociales, qui est en jeu dans l’intervention médiatique des chercheur.e.s en prenant le risque, parfois, d’un savoir déformé, ou réinterprété ; mais en offrant aussi au scientifique, dans un espace, certes, contraint, la possibilité d’aborder un point précis fondamental qui jusqu’alors était insoupçonné ou ignoré.

  • 4 Ruel Anne-Claire (2018) « Débat Zemmour-Weil : les chercheurs ont-ils vocation à intervenir dans le (...)

Questionner à nouveau la médiatisation de la science et celle des scientifiques n’est pas réduire le travail des acteurs et actrices de la recherche à leurs rapports avec les journalistes, loin de là. Mais la nécessaire mise en visibilité des avancées de la science ne peut se passer complètement des médias. Ce n’est sans doute pas une bonne stratégie. En revanche, repenser la formation des scientifiques en leur permettant de mieux développer des compétences communicationnelles et médiatiques n’est, peut-être pas complètement une hérésie ? Dans une société où les informations de toutes sortes, circulent à grande vitesse et où il est devenu quasi impossible de tout vérifier, c’est bien en étant au cœur de ce système de circulation et de transmission que le scientifique peut espérer changer la donne. « C’est la validité des arguments scientifiques et leurs fondements empiriques, suggère Bruno Cautrès, qui permet au chercheur de mettre à distance les choses, de tenir son rôle, de bien vivre sa présence médiatique »4.

La présentation du dossier

Une grande partie de ces questionnements se retrouvent dans les articles suivants qui composent ce présent dossier. Des chercheur.e.s, en effet, ont concentré leurs analyses et leurs approches sur les effets, les enjeux, les risques et les modalités, d’une part ,des stratégies de communication développées par les scientifiques et, d’autre part, sur la manière dont s’exprimait aujourd’hui la relation entre les médias et les universitaires.

Le texte de Bérangère Stassin : « la vulgarisation des recherches sur le phénomène de harcèlement dans The Conversation France. Analyse du traitement thématique et discussif d’une question de société », revient sur les nouvelles formes de médiatisation consécutives à l’explosion d’Internet, et, en se concentrant en particulier sur le pure-player The Conversation France, analyse les enjeux de la vulgarisation, loin d’être naturelle chez les universitaires.

Bien qu’animé par des journalistes, ce média en ligne ne publie que des articles rédigés par des scientifiques tout en respectant les codes de l’écriture journalistique, ce qui engendre une collaboration étroite entre les rédacteurs et rédactrices professionnel.le.s et les chercheur.e.s. L’autrice s’interroge sur la manière dont les scientifiques mettent en texte leur expertise et cette recherche se resserre sur les articles abordant uniquement la question du harcèlement et du cyber harcèlement scolaires, le harcèlement d’une manière générale et le harcèlement sexuel ou moral au travail. Bérangère Stassin souligne qu’une partie des articles étudiés repose sur un fait d’actualité récent, ce qui correspond largement à la ligne éditoriale du titre, à savoir : décrypter et éclairer l’actualité à partir de l’expertise scientifique.

La chercheure montre également que, bien que contrainte par un format journalistique spécifique, l’analyse des scientifiques publiant dans ce média n’en n’est pas moins pertinente. Cependant, pour l’autrice, de nombreuses questions restent encore en suspens et notamment celle du bénéfice que peuvent retirer ou pas les chercheur.e.s de cette collaboration avec ce média.

Le chercheur François Allard-Huver concentre son analyse sur la médiatisation et la posture du professeur Gilles-Éric Séralini, biologiste à l’université de Caen, considéré comme un important lanceur d’alerte. Le texte intitulé « Gilles-Éric Séralini ou la transgression des médiations “traditionnelles” du savoir » ne fait pas que décrypter ce qui pourrait être les contours et les coulisses d’une grande controverse scientifique puisque le travail de ce biologiste à la suite, entre autres, de la publication en 2012 de son ouvrage Tous cobayes a été remis en cause et l’auteur s’est vu reproché d’avoir « monté » un coup médiatique pour promouvoir ses travaux.

François Allard-Huver étudie profondément, à travers l’analyse d’un large corpus d’articles de presse, la stratégie d’intervention du biologiste dans l’espace public et comment, d’une simple controverse scientifique, on passe à « une crise de la médiatisation ».

Pour l’auteur de l’article, il s’agit en fait de poser avec force la question de l’espace de liberté d’un chercheur particulièrement engagé dans sa démarche scientifique, sa capacité à se détacher des règles et des usages régissant à la fois la communauté scientifique et celle des médias.

L’article questionne l’évolution et les enjeux de la médiatisation, mais aussi la posture éthique du scientifique qui s’éloigne de la norme. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la personnalité de Didier Raoult et sa communication autour de ses travaux sur l’hydroxycloroquine.

Dans sa communication qui se nomme « Collaborer sur Wikipédia pour Co-construire une société de la connaissance : Opportunités, défis et enjeux pour le monde universitaire », Sawsan Bidart-Atallah, jeune chercheure, analyse, de façon critique, à partir de la littérature existante les opportunités, les défis et les enjeux de l’adoption de Wikipédia par les universitaires et plus particulièrement auprès de 85 femmes du monde universitaire (doctorantes et chercheures-enseignantes résidentes de différents pays) afin de comprendre leurs perceptions et leur utilisation de la plateforme. Sawsan Bidart-Atallah étudie comment une mise en ouverture du savoir par une plateforme connue peut entraîner des perceptions et représentations négatives.

Outre le manque de diversité dans la prise en compte des publics (par exemple en genres et cultures), la chercheure souligne, certes le défi de popularisation mais aussi ses difficultés et enjeux. Sawsan Bidart-Atallah questionne ce phénomène de popularisation comme “l’acte de faire connaître quelque chose à un grand nombre de personnes et de leur donner du plaisir”. (Oxford Learners Dictionaries, 2020). L’auteure propose de le mettre en relation avec le processus de vulgarisation : “processus qui consiste à rendre quelque chose moins bon en le modifiant pour qu’il soit plus ordinaire qu’auparavant et pas d’un niveau aussi élevé” (Oxford Learner’s Dictionaries, 2020).

Les analyses de l’enquête soulignent l’ambivalence de la plateforme entre neutralité vulgarisante et co-construction d’une certaine lisibilité en connaissances et en genres aussi. L’auteure insiste sur le rôle que la communauté scientifique a à jouer pour mieux assurer sa fiabilité et sa popularité à justifier pleinement, par l’apport encore plus visible d’experts des différents domaines concernés.

Le vif apport du texte d’Anne Cordier : « Médiatiser la recherche en SIC sur “le numérique en éducation” », réside dans le regard critique de l’autrice sur la nécessité, pour notre société, d’impliquer les experts en pédagogie et plus spécifiquement en pédagogie numérique. Son approche souligne fortement que ce domaine reste à investir plus amplement par les Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) car il reste peu visible voire peu lisible par les médias eux-mêmes et par la société dans son ensemble.

Ainsi, Anne Cordier montre que l’enjeu essentiel réside dans l’information scientifique en définition et mission : « le statut de l’information scientifique est sujet à caution et avec lui la figure de l’expert-e, auto-déclaré-e ou désigné-e par des champs médiatiques de légitimation qui échappent aux voies traditionnelles de la validation académique (Trépos, 1996). » L’autrice recommande donc une prise de position des chercheur.e.s dans la Société et sollicite leur engagement. Car l’engagement pour Anne Cordier porte sur la discussion, le partage de « l’ensemble de regards et de choix épistémologiques et méthodologiques, au sein-même de la discipline Sciences de L’Information et de la Communication » . De fait, les modalités de médiatisation de la recherche en SIC sur le numérique en éducation révèlent une responsabilité sociale des chercheur.e.s. L’engagement des chercheurs et chercheures se pose autant en enjeux d’ éthique et d’ émancipation sociétale qu’en risques d’une médiatisation soumise à des formats d’information et de communication révélateurs de pouvoirs individuels et collectifs.

Cet article révèle le défi contemporain de tout chercheur-e : se situer en expertise disciplinaire et en responsabilité sociétale et éthique, ceci en contexte mondialisé soumis, dés lors, à tout type de risques.

Bibliographie

 
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Notes

1 Lacan Jacques, (1999), Écrits II, Paris, Éditions du Seuil, (première édition, 1971), p. 357.

2 Printemps 2020.

3 https://larevuedesmedias.ina.fr/epidemie-covid-19-avenir-journalisme-scientifique-santé-sciences et https://larevuedesmedias.ina.fr/coronavirus-etude-bilan-antenne-information-personnalites-femmes.

4 Ruel Anne-Claire (2018) « Débat Zemmour-Weil : les chercheurs ont-ils vocation à intervenir dans les médias ? Quatre d’entre eux répondent », https://blog.francetvinfo.fr/fais-pas-com-papa/2018/10/29/debat-zemmour-weil-les-chercheurs-ont-il-vocation-a-intervenir-dans-les-medias-quatre-dentre-eux-repondent.html.

Pour citer cet article

Référence électronique

Marie-Christine Lipani et Catherine Pascal, « Quand la médiatisation de savoirs “savants” et des chercheur.e.s interroge le sens de la science », Revue française des sciences de l’information et de la communication [En ligne], 20 | 2020, mis en ligne le 01 septembre 2020, consulté le 23 septembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/rfsic/9333

Dernière modification le vendredi, 02 septembre 2022
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