fil-educavox-color1

Sept collèges et deux lycées du département de Lot-et-Garonne se lancent dans un projet d’apprentissage expérientiel pour réduire le décrochage scolaire et favoriser l’orientation et la mixité sociale. Porté par l’association franco-québécoise Fusion Jeunesse et soutenu activement par la Région Nouvelle-Aquitaine et Ubisoft Bordeaux, ce projet pédagogique innovant permet à plus de 200 jeunes âgés de 12 à 17 ans, de découvrir le monde des technologies et du design grâce à la conception de jeux vidéo, entre février et juin 2019.

Un projet complet, stimulant et déjà breveté Outre-Atlantique, qui s’imbrique dans le programme initial de chaque classe pour développer des compétences tant humaines que professionnelles et disciplinaires. Le lancement officiel du projet a eu lieu le 5 février 2019 à Digital Campus (Bordeaux), en présence de tous les participants et partenaires.

Un projet qui s’adapte aux besoins des jeunes et aux forces du territoire

Fusion Jeunesse a été créée il y a 10 ans au Québec, pour contrer et prévenir le décrochage scolaire et accompagne déjà 16 000 jeunes chaque semaine au Canada. Tous les projets portés permettent de développer la persévérance et l’engagement et contribuent à faciliter l’orientation et l’employabilité des jeunes.

Pour impliquer les jeunes, plusieurs types de programmes ont été pensés dans les domaines suivants : “arts”, “science & génie”, “design” et “leadership & entrepreneuriat”.

L’objectif étant de trouver le projet qui répondra au mieux aux besoins des jeunes et s’adaptera aux forces du territoire sur lequel il est déployé. Pour ce projet pilote, c’est la création de jeux vidéo qui a tout naturellement été choisie ; la région Nouvelle-Aquitaine s’illustrant brillamment dans ce secteur.  

En France, le projet a été initié par deux chefs d’établissement lot-et-garonnais, après avoir entendu et rencontré Gabriel Bran Lopez, président fondateur de Fusion Jeunesse, lors du colloque annuel de l’AFAE (Association Française des Acteurs en Éducation) à Lyon en mars 2018. Portés par cette dynamique, ce sont au final neuf établissements du département qui ont adhéré à cette initiative, avec une classe de 5e, six classes de 4e et deux classes de 2nd et 3e.
Lors du lancement, la Région a annoncé qu’elle était le principal partenaire et financeur avec l’octroi d’une subvention de 120 000€ à la Commission permanente de novembre 2018 (90% du budget).

Un projet porté par le collectif

La Région est fière de contribuer à cette expérimentation qui viendra inévitablement soutenir la persévérance scolaire et l’orientation de nos jeunes, tout en consolidant les relations franco-québécoises avec ce projet qui fait partie de la nouvelle feuille de route signée récemment entre la Nouvelle-Aquitaine et le Québec pour 2018-2021.” a déclaré Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

Lorsque nous avons présenté nos actions, la Région Nouvelle-Aquitaine a immédiatement perçu le potentiel du projet que nous pouvions développer ensemble sur le territoire et tout est allé très vite grâce à leur soutien ! Les chefs d’établissement et les professeurs ont répondu à l’appel ; l’Académie de Bordeaux, le Conseil départemental de Lot-et-Garonne, le Gouvernement du Québec et le Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse ont offert leur entière collaboration. Récemment, nous avons créé 4 emplois en France, dont 3 pour des jeunes diplômés qui vont coordonner les projets en classe et seront le lien direct et continu entre les milieux scolaires et professionnels : enseignants, collégiens/lycéens et mentors. Ubisoft Bordeaux a également été un partenaire précieux, qui a montré son implication dès les prémices du projet.” précise Gabriel Bran Lopez, président fondateur de Fusion Jeunesse.

“Nous sommes ravis de soutenir un tel projet, avec du sens, des valeurs. Nous ouvrirons les portes de nos studios aux jeunes de la Région le 5 février et plusieurs salariés seront mentors de mars à juin pour accompagner les professeurs, mais aussi les collégiens et lycéens dans leurs projets. Nous croyons réellement au jeu comme vecteur privilégié pour prévenir le décrochage scolaire, éveiller des carrières et ouvrir de nouvelles voies.” a ajouté Julien Mayeux, directeur du studio d’Ubisoft à Bordeaux.

Un projet d’apprentissage

Dans les prochains six mois, les jeunes vivront plusieurs phases pendant les heures de classe. Phase 1) l'introduction au projet : comprendre les différentes facettes de l'industrie du jeux vidéo. 2) Conception d'idées : utiliser des outils numériques artistiques. 3) Prototypage : découvrir la programmation et le codage. 4) Pré-production : faire des essais-erreurs de leur jeu tout en travaillant leur image de marque. 5) Production : assembler tous les éléments de leur jeu et le tester. 6) Finition et commercialisation : régler les “bugs” et pratiquer leur discours éclair de vente avec une approche entrepreneuriale.

En juin 2019, les élèves présenteront leurs créations lors d’un événement qui rassemblera les parents, les professeurs et directeurs d’établissement, les mentors, les coordonnateurs, les partenaires et les membres de l’association. Un moment clé pour valoriser les mois de travail des élèves et favoriser l’ouverture professionnelle de ces jeunes.

https://fusionjeunesse.org/

Dernière modification le jeudi, 27 juin 2019
An@é

L’association, fondée en 1996, à l’initiative de la création d’Educavox en 2010, en assure de manière bénévole la veille et la ligne éditoriale, publie articles et reportages, crée des événements, valorise les innovations, alimente des débats entre les différents acteurs de l’éducation sur l’évolution des pratiques éducatives, sociales et culturelles à l’ère du numérique.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.