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La réforme du lycée se veut porteuse de la volonté de donner plus de liberté aux familles en ce qui concerne le choix du parcours d'études secondaires. Ce principe a conduit à profondément transformer la voie générale en y supprimant les anciennes filières (ES, L et S), remplacées par une voie unique, au sein de laquelle les familles doivent choisir trois enseignements de spécialité en première, puis deux en terminale (à choisir parmi les trois de première).

De ce fait, on peut dire que la réforme s'efforce de placer la question de l'orientation des élèves au cœur du nouveau lycée. Elle y serait plus pleinement parvenue si cette logique avait également concerné la réforme de la voie technologique. Le Ministre a préféré conserver les diverses filières technologiques.

L'enjeu de cette réforme ne se réduit évidemment pas à la seule question de l'orientation, mais il est clair qu' en supprimant les filières de la voie générale et en les remplaçant par une filière unique, au sein de laquelle la personnalisation du parcours d'études se construit en choisissant "librement" trois enseignements de spécialité en première, puis deux en terminale, on contraint les familles dont les enfants sont scolarisés en voie générale à s'inscrire dans une logique de préparation continue aux divers choix d'orientation qui se présentent à chaque étape de la scolarité, de la sortie du collège à l'entrée dans l'enseignement supérieur. En outre, on place les équipes pédagogiques et éducatives dans l'obligation de faire de l'orientation une priorité.

1) Une caractéristique ancienne de l'orientation scolaire en France : le poids important du déterminisme socio-économique.

Comme beaucoup d'acteurs du système éducatif le constatent au quotidien, et comme de nombreuses études l'ont démontré, les choix d'orientation que les familles doivent exprimer à l'issue de chacun des paliers de scolarité (sortie du collège, de classe de seconde, de terminale) sont, en France plus qu'ailleurs, fortement caractérisés par le poids de déterminismes divers, particulièrement par un très fort déterminisme socio-économique. Concernant la voie générale de l'ancien lycée, on sait que dans l'esprit des familles il existait une forte hiérarchie des trois filières, la S étant la plus demandée, parce que la plus "prestigieuse" et réputée porteuse du plus large potentiel d'orientation vers l'enseignement supérieur. Force est de constater que, de longue date, elle était particulièrement demandée par des familles appartenant principalement aux catégories socio-professionnelles les plus favorisées. La filière ES était une sorte de second choix, la L venant en dernier rang. On retrouve le même poids du déterminisme socio-économique concernant les choix d'orientation qui doivent être exprimés en fin de collège (forte préférence pour la seconde générale et technologique au détriment de la voie professionnelle), ainsi qu'en fin de seconde générale et technologique, le cycle terminal général étant largement plébiscité, alors que la voie technologique se positionne le plus fréquemment comme une sorte de "plan B pour élèves jugés inaptes à réussir dans la voie générale".

Du fait de la réforme du lycée, et notamment de la suppression des filières de la voie générale au profit d'un système de différenciation des parcours d'études secondaires générales par le "libre" choix d'enseignements de spécialité, nombreux sont ceux qui se demandaient dans quelle mesure les familles allaient faire des choix d'enseignements de spécialité visant à reconstituer les anciennes filières, et notamment la filière S par le choix de la "triplette" "mathématiques/physique-chimie/sciences de la vie et de la Terre" ou "mathematiques/physique-chimie/sciences de l'ingénieur".

A contrario, aurait-on la bonne surprise - conformément à l'un des objectifs officiels visés par la réforme - de voir un nombre important de familles profiter de l'occasion ainsi donnée de diversifier les trois anciens profils en choisissant des combinaisons d'enseignements de spécialité beaucoup plus variées, "fonction des talents et envies de chacun" ?

Plusieurs enquêtes ont été réalisées sur ce point en fin d 'année scolaire 2018/2019, au moment où les familles faisaient connaître leurs choix en la matière. L'une d'entre elles, largement médiatisée à la mi juillet 2019, a été réalisée et communiquée par le service des études statistiques du Ministère de l'Education nationale. Elle a conduit à un communiqué de presse du Ministre, en date du 19 juillet 2019, intitulé "Enseignements de spécialité au lycée : des parcours plus diversifiés et plus adaptés aux profils et aux projets des élèves". Les lecteurs intéressés peuvent trouver ce communiqué et l'enquête sur laquelle il repose, sur le site www.education.gouv.fr . Cependant, soucieux de ne pas laisser au Ministre et à ses services le monopole de la communication sur un aussi important sujet, plusieurs organisations syndicales ont procédé à des études comparables, notamment le SNES (syndicat majoritaire fortement hostile à la réforme du lycée) qui a publié une analyse statistique des choix d'orientation des élèves de seconde générale et technologique en fin de deuxième trimestre de l'année scolaire 2018/2019 (cette étude est accessible sur le site www.snes.edu ). 

La lecture comparée de ces diverses études permet de dresser un bilan provisoire que nous vous présentons.

2) Les enseignements de spécialité les plus choisis selon l'enquête ministérielle :

Pas de surprise : les mathématiques arrivent largement en tête avec 64% de choix. En second rang (43,5%) physique-chimie, suivie des sciences de la vie et de la Terre (42,2%). Ainsi, aux trois premières places, on trouve les disciplines qui structurent l'actuelles série S. Il est donc indéniable qu'une part significative des familles ont eu le souci de faire des choix permettant de se doter d'un profil de type "S". On reviendra sur ce point dans la partie suivante.

En quatrième rang, les "sciences économiques et sociales" (SES) ont été choisies par 37,9% des familles, chiffre légèrement supérieur à celui de 33% qui représente les élèves actuellement inscrits en filière ES dans la voie générale. Il y a donc une légère "percée" de cet enseignement auprès d'élèves qui, dans le cadre des trois filières anciennes, ne pouvaient pas bénéficier de cet enseignement, et le peuvent désormais.

En cinquième position, l'enseignement de spécialité d' "histoire/géographie/géopolitique et sciences politiques" (HGGSP) a été demandé par 34,4% des familles, suivi par l'anglais ("langues, lettres et civilisations étrangères anglais" : 26%), l'enseignement d' "humanités, littérature et philosophie" (HLP : 18,5%), celui de "numérique et sciences informatiques" (NSI : 8,4%), de "sciences de l'ingénieur" (SI : 6;7%), d'arts plastiques (3,4%), etc.

Pour bien analyser ces chiffres, il convient de rappeler que si certains enseignements n'existent que sous la forme d'enseignements de spécialité, et ne figurent donc pas dans le tronc commun (mathématiques, physique-chimie, SVT, SES, NSI, SI...), d'autres se présentent à la fois en tant que faisant partie du tronc commun et d'une possibilité de choix complémentaire en tant qu'enseignement de spécialité (c'est par exemple le cas de l'enseignement d'anglais). Ainsi s'explique en partie la faiblesse du taux concernant le choix de cet enseignement de spécialité, de nombreuses familles estimant que la présence de ce type d'enseignement dans le tronc commun (donc en tant qu'enseignement obligatoire) se suffit à elle-même. Par contre, cet effet n'a visiblement pas concerné l'enseignement de spécialité d' "histoire/géographie/géopolitique et sciences politiques" (HGGSP), qui a attiré un peu plus d'une famille sur trois, bien que l'enseignement d'histoire/géographie figure dans le tronc commun à raison de trois heures par semaine. Il semble que l'explication tient à la forte attraction des enseignements de géopolitique et sciences politiques, que l'on ne trouve guère dans le tronc commun, mais figure en volume significatif dans l'enseignement de spécialité d' HGGSP.

Bonne surprise : le taux de 18,5% concernant l'enseignement de spécialité d'HLP ("humanités, littérature et philosophie"). Aux yeux de beaucoup, il s'explique principalement par le fait que la réforme a déconnecté cet enseignement pluridisciplinaire nouveau de l'ex profil L en lui permettant désormais d'être associé à d'autres enseignements attractifs auxquels les élèves de la filière L ne pouvaient accéder (les SES) ou par un choix que la plupart ne faisaient pas (les mathématiques). Autre élément à prendre en compte : le regroupement dans un seul enseignement de disciplines jusque-là séparées les unes des autres (les "humanités" au sens large, la littérature et la philosophie qui fait sa grande entrée au niveau première) a visiblement contribué à attirer un public nouveau.

3) Les combinaisons ("triplettes") d'enseignements de spécialité les plus choisies selon l'enquête ministérielle :

Au delà du classement des choix concernant chacun des enseignements de spécialité proposés en première générale, il est nécessaire de s'intéresser aux combinaisons choisies par les familles. C'est ainsi que l'on pourra répondre à la question de savoir si ces dernières ont été conduites à vouloir retrouver les profils correspondant aux anciennes filières de baccalauréat général (ES, L et S) ou ont préféré utiliser la possibilité de diversifier les parcours de formation secondaire en usant plus largement du droit dont elles disposent de définir par ces choix des profils nouveaux, donc de diversifier les profils des futurs bacheliers, ainsi qu'on le souhaite en mettant en place la réforme du lycée.

Voici les combinaisons les plus fréquemment choisies par les familles,  telles que présentées dans le communiqué de presse du Ministre :

26,1% : mathématiques / physique-chimie / SVT

6,8% : SES / histoire-géographie / mathématiques

6,5% : SES / histoire-géographie / anglais

4,5% : mathématiques / physique-chimie / sciences de l'ingénieur

4,4% : SES / histoire-géographie / humanités-littérature et philosophie (HLP)

4,2% : histoire-géographie / HLP / anglais

3,5% : mathématiques / numérique et sciences informatiques (NSI) / physique-chimie

3,5% : SES / mathématiques / SVT

3% : SES / anglais / mathématiques

2,6% : SES / mathématiques / physique-chimie

2,3% : SES / histoire-géographie / SVT

1,9% : SES / anglais / HLP

Etc.

Bien que positionnée en premier rang des choix, la "triplette" mathématiques/physique-chimie/SVT n'a été demandée que par environ un quart (26,1%) des familles. Même en y ajoutant d'autres "triplettes", se rapprochant plus ou moins fortement du profil "S" (4,5% des choix pour la combinaison "mathématiques/physique-chimie/sciences de l'ingénieur", correspondant à l'ancien profil "S-SI", et 3,5% de choix pour "mathématiques/physique-chimie/numérique et sciences informatiques"), on arrive à un taux global de 34,1%, bien moindre que celui de 52% qui est celui actuel des élèves de la filière "S" dans le lycée général d'avant la réforme.

Ce constat a conduit le Ministre a exprimer sa grande satisfaction, ainsi qu'il l'a fait par exemple dans le cadre d'un entretien accordé le 12 juillet 2019 au quotidien "Le Parisien", dans lequel il déclare qu' "un quart des élèves a choisi la combinaison mathématiques/physique-chimie/SVT : c'est très en dessous des élèves qui faisaient S jusqu'ici", et d'ajouter que selon lui, "nous sommes en train de sortir d'un système de trois filières standardisées et hiérarchisées, pour arriver à un lycée où les élèves peuvent choisir en fonction de leurs goûts". Autrement dit : contrairement à ce que prédisaient nombre de détracteurs de la réforme du lycée, les élèves et leurs parents n'ont que faiblement cherché à recréer les filières anciennes, et cela est vrai aussi bien pour la filière S, que pour les filières ES et L. Inversement, près de la moitié des familles (47%) ont choisi de sortir de ces trois chemins tracés au sein de l'ancienne voie générale du lycée, en optant pour des parcours nouveaux et innovants.

4) Des observations plus nuancées émanent des enquêtes syndicales... sans pour autant remettre fondamentalement en cause l'analyse ministérielle :

Il convient de nuancer ces propos du Ministre car d'autres études (notamment celles réalisées par par plusieurs syndicats d'enseignants du second degré) démontrent que, sans remettre fondamentalement en cause les observations statistiques globales qui émanent de l'enquête ministérielle, on peut avoir une vision quelque peu différente dès lors qu'on procède à une analyse plus fine, tenant compte de paramêtres tels le milieu social des familles, le niveau scolaire de l'élève, le genre, la localisation géographique du lycée considéré... tous éléments que l'étude ministérielle n'a pas pris en compte. 

Dans son enquête réalisée au printemps dernier dans un échantillon de lycées publics, le SNES-FSU observe que dans chaque établissement ayant fait l'objet de l'étude, les meilleurs élèves (ceux dont la moyenne générale en seconde est supérieure à 14/20), choisissent beaucoup plus fréquemment la "triplette" maths/physique-chimie/SVT que les moins bons (ceux dont la moyenne générale est inférieure à 8/20). Les élèves qui choisissent la "triplette" mathematiques/physique-chimie/SVT ont 13,20/20 de moyenne générale, alors que ceux qui optent pour une "triplette" sans aucun de ces trois enseignements de spécialité ont une moyenne générale inférieure à 11/20. Chez les meilleurs élèves, il y a donc eu une forte tendance à vouloir reconstituer l'ex filière S. En outre, plusieurs de ces études mettent en évidence le fait que dans les établissements les plus réputés, généralement situés dans les centres villes, les familles - appartenant majoritairement à des catégories socio-professionnelles favorisées - ont plus fortement plébiscité la triplette "mathématiques/physique-chimie/SVT" (permettant de retrouver l'ancien profil "S"), alors que dans les établissements moins réputés des périphéries urbaines ou des zones rurales, plus "accompagnateurs" que "sélectifs", accueillant une majorité d'élèves appartenant à des catégories socio-professionnelles moins favorisées, on a plus fréquemment fait d'autres choix. Une même observation peut être faite, mais dans une moindre mesure, concernant le choix de triplettes contenant les enseignements de mathematiques et de sciences économiques et sociales correspondant à l'ancien profil "ES". En d'autres termes, il y a eu un indéniable effet "catégorie socio-professionnelle (CSP) d'appartenance" : faire des choix d'enseignements de spécialité permettant de reconstituer les filières anciennes, particulièrement la filière S, a été significativement plus fréquent dans les familles appartenant aux CSP favorisées.

Le fait que les enquêtes émanant de syndicats ne portent que sur des petits échantillons d'établissements et sont donc moins représentatives que celle du Ministère, quasi exhaustive, conduit à ne pas considérer qu'il y a matière à mettre fondamentalement en cause le diagnostic global fait par le Ministre. Par contre, les études réalisées sur ce sujet par divers syndicats permettent de nuancer les propos tenus par le Ministre. En prenant en compte des facteurs distinctifs tels le déterminisme socio-économique, le bilan scolaire des élèves en classe de seconde, le genre, la localisation géographique du lycée fréquenté... elles conduisent à considérer que la vérité globale mise en évidence par l'étude ministérielle doit être nuancée , mais aussi que cette réforme ne parviendra probablement pas plus que les précédentes à réduire significativement l'important déterminisme socio-économique qui caractérise l'orientation dans notre enseignement secondaire (sur ce point, nous vous renvoyons à un autre article que nous avons rédigé sur Linkedin fin juin 2019, intitulé "Une sociologue (il s'agit d'Agnès Van-Zanten) dénonce le fait qu'en France, l'orientation scolaire renforcerait les inégalités").

5) Les difficultés les plus grandes se présenteront en 2020, lors du passage en terminale générale.

C'est selon nous au printemps de l'an 2020, lorsque les familles dont les enfants sont entrés dans les nouvelles premières générales en septembre 2029 devront exprimer les choix nécessaires pour le passage en terminale générale, que se présenteront les plus grandes difficultés. Pourquoi une telle affirmation ? Parce que la réforme du lycée impose qu'en passant en terminale générale, les élèves devront obligatoirement renoncer à l'un des trois enseignements de spécialité choisis en entrant en première (enseignés à raison de quatre heures chacun par semaine). Il faudra donc que chacun se concentre sur deux enseignements de spécialité, qui seront dispensés à raison de 6h chacun par semaine, et feront l'objet de deux épreuves écrites spécifiques à gros coefficients lors du baccalauréat. En outre, ces deux enseignements serviront de fondement à l'épreuve de "grand oral" introduite dans le nouveau baccalauréat général. Cette contrainte est officiellement présentée comme étant consécutive à la volonté de permettre à chaque élève de se spécialiser progressivement tout au long des années lycée.

Ce sera donc le moment d'un choix très important, lourd de conséquences pour ce qui concernera la capacité des élèves à bien réussir le baccalauréat, mais surtout leur passage dans l'enseignement supérieur. Nous disons cela parce que les choix que chacun fera, et les résultats obtenus aux épreuves du baccalauréat concernant ces deux enseignements et lors de l'épreuve du grand oral, seront fortement pris en compte par les établissements d'enseignement supérieur susceptibles d'être demandés via la plateforme Parcoursup, qu'ils soient sélectifs ou non sélectifs. Rappelons sur ce point que la réforme du baccalauréat obligera à ce que les deux épreuves correspondant aux deux enseignements de spécialité se passent à la fin du printemps (fin avril/début mai), ce qui aura pour conséquence de permettre d'intégrer leurs résultats dans le dossier Parcoursup. Il en ira de même pour les demandes d'admission dans les établissements "hors Parcoursup".

Le choix des deux enseignements de spécialité va donc être très anxiogène pour les familles, et provoquera inévitablement de plus ou moins âpres discussions, voire tensions, entre ces dernières et les équipes pédagogiques et de direction chargées de "réguler" les modalités du passage en terminale. Qui aura le pouvoir de décision ? Est-ce que ce sera le conseil de classe et le chef d'établissement en se fondant sur les vœux des familles, mais aussi sur le bilan scolaire et personnel de chaque élève en fin de classe de première ? A moins qu'il ne soit décidé que les familles auront le droit de choisir en toute liberté, en nourrissant bien sur leurs choix par le traditionnel "dialogue" en matière d'orientation. En cas de désaccord, y aura-t-il possibilité de recourir à l'arbitrage d'une commission d'appel ? En l'état actuel des textes réglementaires, les choses ne sont pas claires sur tous ces points. Il faudra donc rapidement que des décisions officielles soient prises, et le plus tôt sera le mieux !

De plus,  il va falloir répondre à la question de savoir sur quel(s) critère(s) se fera le choix de l'enseignement de spécialité que les élèves abandonneront en passant en classe terminale :

  • A première vue, la réponse semble évidente : les élèves vont pour la plupart probablement abandonner l'enseignement de spécialité dans lequel ils obtiennent les moins bons résultats. C'est très logique, mais en un tel domaine, la logique n'est pas toujours la meilleure source d'inspiration : certains pourraient préférer garder une discipline qui les intéresse mais dans laquelle ils n'obtiennent pas forcément de bons résultats. Ce serait d'autant plus compréhensible que cela irait dans le sens de la réforme qui invite les familles à choisir leurs enseignements de spécialité en tenant fortement compte de leurs "envies".
  • Comment choisir lorsque l'élève obtient de bons résultats dans les trois enseignements de spécialité, et en apprécie fortement les trois contenus ? Comme nous le déclare fort justement un professeur membre de l'association des professeurs de SVT qui tient à garder l'anonymat : "dans ce cas il va falloir qu'il accepte de se couper un doigt" ! En effet, certains bons élèves performants dans les trois enseignements de spécialité vont inévitablement déclarer vouloir tous les garder, ce qui sera impossible puisque deux d'entre eux seulement pourront être conservés.
  • Autre cas de figure qui ne manquera pas de se manifester : celui des élèves qui recevront le conseil d'abandonner un enseignement de spécialité et vont découvrir sur la liste des "attendus" des formations supérieures dans lesquelles ils ambitionnent de se faire admettre, que cet enseignement qu'ils devraient abandonner doit avoir été choisi pour avoir des chances d'y être admis. Nul doute que de telles situations seront nombreuses, et conduiront une partie des familles à choisir tel ou tel enseignement de spécialité par rapport à de tels affichages sur les "attendus", et non en fonction de leur bilan scolaire dans ces enseignements.

En résumé, nous pouvons prédire que la question des deux enseignements de spécialité de terminale devant être choisis parmi les trois de première ne va pas être simple à traiter, et ce aussi bien pour les élèves et leurs parents, que pour les professeurs concernés et les équipes de direction. Voila pourquoi nous pensons pouvoir dire que les plus grandes difficultés en ce domaine sont devant ! Nous ne manquerons pas d'y revenir.

Bruno MAGLIULO

Inspecteur d'académie honoraire
Auteur, dans la collection L'Etudiant (diffusion éditions Opportun) de :
"SOS : le nouveau lycée" (à paraître le 19 septembre 2019)
"SOS Parcoursup"
"Pour quelles études êtes-vous fait ?"
Ces livres peuvent être commandés sur le site : www.editionsopportun.com

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Dernière modification le jeudi, 22 août 2019
Magliulo Bruno

Formateur/conférencier/auteur Orientation scolaire et professionnelle - Inspecteur d'Académie honoraire -  Auteur, dans la collection L'Etudiant (diffusion éditions de l'Opportun) de :

  • SOS Parcoursup
  • SOS Le nouveau lycée (paru le 19 septembre 2019)
  • Bien choisir ses études à l'université

Ces ouvrages peuvent être commandés sur le site : www.editionsopportun.com

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