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Le projet de loi sur la refondation de l’école le précise : « Les technologies numériques peuvent devenir un formidable moteur d’amélioration du système éducatif et de ses méthodes pédagogiques, en permettant notamment d’adapter le travail au rythme et aux besoins de l’enfant, de développer la collaboration entre les élèves, de favoriser leur autonomie, de rapprocher les familles de l’école et de faciliter les échanges au sein de la communauté éducative. »
De nombreux conseils généraux, en lien avec les autorités académiques, ont très tôt fait le choix des investissements nécessaires pour atteindre cet objectif dans une démarche globale et visionnaire :réaliser le « collège numérique ».

Penser le « collège numérique » c’est bien sûr permettre où que l’on soit dans l’établissement d’accéder à l’Internet. C’est donc bénéficier d’abord d’infrastructures réseaux internes suffisamment dimensionnées et fiables pour communiquer, échanger, partager, mutualiser
Proposer aux collégiens et à leurs enseignants les outils permettant la mise en œuvre de ces technologies est une condition nécessaire, mais certes pas suffisante, pour y parvenir..

Mais c’est aussi disposer de terminaux individuels sans qui cette communication, ces échanges ne sont guère possibles et faute , pour l’instant peut être que chaque collégien en possède en propre, c’est mettre à la disposition de chacun d’eux, gratuitement pour éviter d’accroitre la fracture numérique, une tablette ou un ordinateur portable et une suite de logiciels embarqués.

Enfin pour un bon usage en classe ou hors de la classe de cet outil la mise en place d’un ENT, qui permet le partage des connaissances et le travail collaboratif entre élèves et enseignants, mais également la communication entre tous les membres de la communauté éducative donc avec les parents, constitue un moyen d’accélérer l’évolution nécessaire des pratiques pédagogiques.

Certes la formation des enseignants, leur accompagnement dans cette démarche de changement, mais surtout la création de ressources numériques adaptées à ces nouvelles pratiques sont tout autant nécessaires pour progresser dans les usages. Ces missions qui incombent à l’Etat constituent semble-t-il aujourd’hui des priorités qui permettent d’espérer une évolution dont on sent les prémisses.

Le département de l’Oise est de ceux qui très tôt se sont engagés dans cette voie :
  • Avec Ordi60 c’est chaque élève, à l’entrée en 6e qui reçoit un ordinateur portable
  •  Tous les collèges de l’Oise depuis décembre 2011 ont accès à un ENT
  •  Les élèves sont par ailleurs abonnés au service en ligne d’accompagnement interactif et personnalisé, Paraschool
Le conseil général et la DASEN se sont associés dans le soutien et l’accompagnement des dispositifs éducatifs. Les établissement sont invités à participer aux appels à projets lancés conjointement

Enfin le CDDP de l’Oise, en tant qu’éditeur public, produit et assure la diffusion de très nombreuses ressources pédagogiques auprès des usagers de la communauté éducative. On a pu voir sur Educavox, qui publie régulièrement cette diffusion, la richesse des productions proposées.
Président du Conseil Général et sénateur de l’Oise, Yves ROME qui préside l’Association des Villes et des Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel est un fervent avocat du FttH (Fiber to the Home, la fibre jusqu’à l’abonné) pour tous et partout, au service de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi .

Il souhaite faire d’Ordi60, l’outil indispensable pour ouvrir « l’e-éducation » aux jeunes.
Il précise, dans cette interview réalisée en septembre dernier, sa vision du « collège numérique » et de la formation tout au long de la vie.
Mais le numérique permet également d’envisager la ville de demain autrement. Il impacte plus de 70% des processus innovants dans le champ de la santé, des services publics, des entreprises, de la culture, de la citoyenneté, du commerce, des médias…et nous le voyons bien de l’éducation. Les objets du quotidien connectés sont autant d’usages récemment ouverts par les évolutions fulgurantes de la technologie.

Que sont vraiment ces évolutions ?

Comment exploiter ces gisements de croissance et cette potentialité d’emplois ?

Où se situe la France dans cette compétition mondiale ?

Quelle mission pour l’école ?

Autant de questions qui seront posées au rendez-vous des pratiques digitales, les 15 et 16 mai prochain, à Compiègne qui accueille un Printemps Numérique, dont Yves Rome assure la présidence d’honneur .

Claude TRAN

Dernière modification le lundi, 10 novembre 2014
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc, chef d’établissement en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis administrateurà l'An@é, actuellement administrateur Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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