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Torres Jean Christophe

Torres Jean Christophe

Proviseur à Addis Abeba dans un lycée franco-éthiopien MLF conventionné avec l'AEFE. Agrégé de philosophie, auteur de plusieurs essais dans les domaines de la philosophie morale et politique, de la pédagogie et de la gestion éducative.

Laïcité et éducation : La trahison des valeurs

Nul ne peut aujourd’hui ignorer la mobilisation autour des valeurs comme leur difficile incarnation dans un espace social à la fois éclaté et libéré : mû par la dynamique des besoins consuméristes et des exigences collectives, en tension permanente entre l’individualisme triomphant et l’urgence d’un bien commun à restaurer. L’Etat, la puissance publique qu’il porte en lui, se trouvent entravés dans ces contradictions : tout à la fois omniprésents et impuissants, agissant sur tous sujets et n’étant authentiquement efficace sur aucun. 

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La laïcité inversée

Parmi les grands principes républicains, la notion de laïcité affirme une certaine spécificité dans son aptitude à être polysémique, à briser les formes d’un consensus sur les valeurs pourtant essentiel à la vie démocratique. Car cette polysémie dévie tendanciellement vers la polémique lorsque les deux conceptions qu’elle reçoit engendrent deux modèles de société et deux visions politiques diamétralement opposées. 

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Liberté, égalité, fraternité… Et laïcité

Dans le triptyque des valeurs républicaines, quelle place et quel statut la laïcité occupe-t-elle ? S’agit-il de la concevoir comme un épiphénomène, une conséquence, voire une simple illustration de la liberté d’expression : elle-même étant un aspect parmi d’autres de l’exigence globale de liberté ? Et l’on peut en effet, par une relativisation assumée de son principe, cantonner la laïcité à ce rôle subalterne, la réduire à n’être qu’une incidence dans les clauses de principe d’une république assurée sur d’autres fondements. 

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Sur la lepénisation des esprits

L’esprit, comme l’indique très poétiquement le philosophe Alain, possède ses saisons et ses humeurs. Nous sommes aujourd’hui, collectivement, entrés dans un Hivers de la pensée républicaine. La douce lumière que nos valeurs projetaient sur nos actes et nos décisions communes décline inexorablement, la froidure s’installe dans les cœurs et le givre saisit toute velléité critique au seuil de chaque lèvre, à l’orée de chaque propos.

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Sur la loi de 1905 et ses ambiguïtés

Considérée comme l’acte fondateur de la laïcité, la loi de 1905 formalise et entérine à la fois une conception globale de la laïcité dont elle consacre le principe. Elle constitue à ce titre une référence face aux dérives interprétatives actuelles qui visent notamment à retourner cette exigence forte d’une liberté de croyance en une norme antireligieuse. Elle signe aussi, par une certaine fluctuation de ses mises en œuvre originelles, les limites d’un modèle confronté à une tradition historique chrétienne dont il ne peut, au final, s’affranchir pleinement. 

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