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Cris de joie pour les reçus, stress pour les admis au rattrapage, amertume et déception pour les recalés au baccalauréat. Chaque début juillet, nous assistons au même cérémonial émotionnel qui vaut rite de passage dans nos sociétés modernes. Mais cette année, le bras de fer entre le Ministre de l'Education nationale et certains enseignants en" grève des notes" pour protester contre la réforme du lycée a quelque peu perturbé la proclamation des résultats.

Personne n'est sorti gagnant de ce conflit.

Ni les élèves, potentiellement pénalisés, sans rien avoir demandé. Et, comme en pareil cas, les victimes sont à rechercher parmi les plus fragiles, socialement et culturellement. Ni les enseignants grévistes qui ne pourront se satisfaire d'avoir mené des actions pendant des semaines sans avoir réussi à mobiliser l'opinion publique à leur cause.Les syndicats ont été inaudibles !! Quant au Ministre; il aura peut-être évité le pire, mais son refus de négocier l'a encore fragilisé et accentué la colère des profs.

L'Ecole a besoin d'être réformée mais elle a surtout besoin de pédagogie, de concertation, de dialogue, conditions nécessaires pour placer véritablement les débats éducatifs au coeur de la vie publique.

 

Dernière modification le jeudi, 11 juillet 2019
Figeac Patrick

Proviseur honoraire, bénévole à Radio 4 en Lot-et-Garonne, président d’une association intermédiaire par l’activité économique, auteur. Pour retrouver les chroniques sur http://www.radio4.fr/radio rubrique "Magazine", puis "Paroles".

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